@Christophe
Votre condescendance n’a d’égale que votre méconnaissance du dossier. Prétendre que les violences sont parties « d’on ne sait où » est le degré zéro de l’analyse : c’est l’argument de tous les régimes totalitaires, de Damas à Téhéran, pour délégitimer une révolte populaire.
Quant à votre refrain sur les « révolutions de couleur » et les « saisies d’armes », c’est le copier-coller exact des communiqués de presse du ministère du Renseignement iranien. Vous reprenez la rhétorique des bourreaux pour expliquer que des jeunes filles se font fracasser le crâne parce que des « forces obscures » auraient infiltré les cortèges. C’est d’un cynisme absolu.
Depuis votre fauteuil, vous spéculez sur des « armes automatiques » alors que les vidéos — celles que vous refusez sans doute de voir — montrent des miliciens Bassidjis tirer à vue sur des foules désarmées. Ce n’est pas une « réaction violente », c’est une terreur d’État planifiée.
Votre « prudence » n’est rien d’autre qu’une complicité intellectuelle avec le crime. Comme pour les deux millions de Cambodgiens dont personne ici ne semble se soucier, vous préférez inventer des complots extérieurs plutôt que d’admettre que des peuples préfèrent mourir que de subir vos modèles de « stabilité » théocratique. Gardez vos théories de salon pour ceux qui ne connaissent pas le prix du sang ; ici, votre arrogance ne masque plus votre naufrage moral.