@Thot
Votre rhétorique du « faux drapeau » et de la « controverse » est le dernier refuge des complices du silence. Me donner des leçons sur l’Histoire et Hitler, alors que j’ai passé ma vie à négocier avec les héritiers idéologiques des pires régimes totalitaires, est d’un ridicule achevé.
Vous parlez de « preuves » ? Les preuves, ce sont les rapports de l’ONU, d’Amnesty International, et surtout les témoignages des médecins iraniens et des familles que l’on menace de mort pour les faire taire. Mais pour vous, tout ce qui ne sort pas de l’agence de presse officielle de Téhéran ou de Moscou est une « manipulation ». C’est précisément ce que disaient les négationnistes du génocide cambodgien en 1975 : « Où sont les preuves des massacres ? C’est de la propagande de la CIA ! ». On connaît la suite : des millions de morts et des montagnes de crânes que des gens de votre espèce ont mis des décennies à admettre.
J’ai vécu sous les bombes, j’ai vu les charniers de près, j’ai rédigé des textes constitutionnels pour sortir un pays du néant. Et vous, vous osez me parler de « faux drapeaux » depuis votre salon confortable ? Vous n’êtes pas « aware », vous êtes simplement aveuglé par une haine de l’Occident qui vous fait préférer le doute méthodique sur les victimes à la condamnation des bourreaux.
Votre anti-américanisme primaire vous force à cette gymnastique mentale obscène : transformer des lycéennes empoisonnées en « incident controversé » pour ne pas avoir à admettre la nature terroriste du régime que vous protégez par votre scepticisme de façade. Vous ne critiquez pas la guerre, vous facilitez celle que les tyrans mènent contre leur propre peuple. Le « pompier pyromane », c’est celui qui, comme vous, jette le doute sur l’incendie pendant que les victimes brûlent.