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Commentaire de Giuseppe di Bella di Santa Sofia

sur Mohammad Reza, Shah d'Iran : 37 ans de règne pour finir paria, entre l'ombre de son père et celle des mollahs


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Bonjour @amiaplacidus,

C’est le tragique paradoxe de l’Histoire iranienne que vous soulevez là : le passage d’une dictature de développement à une dictature de régression. Vous avez raison, Mohammad Reza Pahlavi était un autocrate, et la SAVAK n’était pas un club de lecture. Mais là où le Shah utilisait la poigne pour forcer l’entrée de son pays dans le XXe siècle — alphabétisation, droit des femmes, industrialisation — les mollahs l’utilisent pour le ramener au Moyen Âge.

La nuance, bien que brutale, réside dans la finalité du pouvoir. Le Shah voyait l’autoritarisme comme un outil de transition vers une ’Grande Civilisation’ calquée sur l’Occident. La théocratie actuelle, elle, a transformé les méthodes de la SAVAK en une science de l’obscurantisme, où la répression ne sert plus un projet de nation, mais la survie d’une caste divine. On a remplacé un autocrate qui regardait vers le futur par des juges qui ne jurent que par le passé. Au final, le peuple iranien a simplement changé de geôlier, perdant au passage la lumière de la modernité.


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