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Commentaire de Giuseppe di Bella di Santa Sofia

sur Mohammad Reza, Shah d'Iran : 37 ans de règne pour finir paria, entre l'ombre de son père et celle des mollahs


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@Gasty

Ne vous méprenez pas sur le sens de cet article : il ne s’agit en aucun cas d’une hagiographie, mais d’une autopsie clinique. L’autoritarisme du Shah y est décrit sans fard, de l’ombre de la SAVAK à son mépris pour la ’mollesse’ parlementaire. Qualifier son régime de dictature n’est pas un débat, c’est un fait.

Cependant, nier l’impact social de la Révolution blanche relève de l’aveuglement idéologique. Distribuer les terres des cléricaux aux paysans et accorder le droit de vote aux femmes en 1963 n’étaient pas de simples « déclarations », mais des ruptures structurelles qui ont profondément modifié la génétique de la société iranienne — au point d’enrager les mollahs. Quant à sa conviction d’avoir été trahi, elle n’est pas citée pour le réhabiliter, mais pour souligner la déconnexion tragique d’un homme enfermé dans son palais, incapable de voir que sa « Grande Civilisation » se bâtissait sur un baril de poudre. Restaurer la mémoire, ce n’est pas absoudre, c’est analyser l’Histoire dans toute sa complexité, loin des caricatures.


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