À
propos de front anti-fasciste .
Ni
tragédie, ni farce mais les deux en préparation. Nous avons affaire à des gens qui
évitent avant tout d’assumer ou d’expliquer leur passé politique ainsi que
leur présent. Ce qui est la
caractéristique centrale de l’extrême-droite. Ne pas pouvoir dire ce
qu’elle est vraiment sauf à perdre immédiatement son utilité politique pour
l’oligarchie tirant les ficelles en même temps qu’elle dépend d’une crédibilité
tellement fragile de reposer sur notre supposée ignorance et naïveté.
En fait l’extrême-droite pour arriver au pouvoir s’est appuyé historiquement et
s’appuie sur la vieille méthode de l’engrenage
dans lequel ses partenaires acceptent de mettre le doigt quand ils perdent la
main. Puisqu’ils partagent la défense des mêmes intérêts économiques qui
méritent selon eux quand il le faut de mettre au pas les prétentions
démocratiques, sociales, écologiques et géopolitiques de leurs concitoyens qu’ils
considèrent comme non qualifiés pour en juger et décider. D’où la technique de
l’engrenage, des petits pas qui ne disent pas la fin sinon la démystification surgit
et le blocage citoyen opère. Les petits
pas, cela s’appelle la banalisation avec la jolie formule d’encouragement comme
une invitation, le percement du plafond
de verre. Banalisation tellement facile quand on a tout un système
médiatique et une constellation d’instituts
d’opinion aux mains des oligarques avec qui ces gens politiquent. Accompagné
par un service public de l’information qui suit la tendance et un président qui s’y
résigne après avoir louper le coche. Faisant son job jusqu’au bout en instrumentalisant le rôle de premier ministre
et celui des gouvernements. Banalisation avec la comédie de l’épouvantail qui a réussi de justesse (1%) à sauver de la
gauche de rupture le champion de l’oligarchie. Qui ensuite, avec l’aide des
moyens de fabrication de l’opinion publique qu’elle contrôle, a essayé de faire
muter l’épouvantail un peu déplumé en
roue de secours. Avec encore un revers en 2024 où ce sont nous les citoyens, quelquefois
en nous pinçant le nez, qui avons bloqué l’engrenage avec une victoire inéluctable déjà annoncée (27 sondages sur 27 gagnants). Révélant ainsi la fragilité de l’engrenage à l’œuvre
qu’il s’agit de protéger et compenser par une propagande fondée jusqu’à
l’outrance sur la caricature et la confusion. Des coups de force ont été tentés
à l’arrache contre des juges puis dans une sordide affaire de militants
habitués aux violences de rue et y perdant la vie où chacun a pu voir la
complicité de toute une partie de la classe politique et médiatique prête à
toutes les compromissions et mensonges pour se survivre.
Pressions assénées en continu le plus souvent sur le
mode de l’intimidation et de la caricature permanente par la puissance de tir des outils de l’oligarchie.
À force tout cela se voit jusqu’à finir par ressembler à ce qu’en montrent
les images du passé comme dans un retour de bâton inévitable de qui a
voulu faire l’ange en nous prenant pour des ignorants et des imbéciles.
En
permanence devoir accuser un adversaire politique d’antisémitisme en injuriant ainsi la mémoire de ceux qui ont fini leur vie dans des fours (apparemment cela
ne pose pas de problème de conscience à
des milliers de journalistes ni à une classe politique se donnant ici la main, des cadres du PS jusqu’à l’extrême-droite), de terrorisme, de
collusion avec l’islam politique, de la
mort d’un militant d’extrême-droite en dépit de la réalité constatée et du fait
que l’extrême-droite elle pose un très
gros problème de violence dans le pays, sérieusement documenté , sauf dans les
médias mainstream et le service public de l’info (on ne peut pas tout faire en même
temps...), tout cela serait tout à fait
normal et n’aurait rien à voir avec le
cheminement que nous connaissons par cœur du fascisme qui a déjà fleuri ici
chez nous. À l’ombre d’un occupant quand un général de droite avec l’aide les forces
résistantes de la gauche pour l’essentiel
a sauvé l’honneur du pays contre une droite qui avait oublié déjà d’être
républicaine. Il n’est pas difficile de
voir, au bout de ce chemin, qui subira
et qui profitera de ces méthodes et
détournement de la mission d’informer ni pour faire quel type de politique .Menée
au profit de quelles élites et accompagnée
de quelles lois et évolutions institutionnelles. Il suffit de regarder chez certains
de nos voisins par exemple et au-delà de l’Atlantique aussi.