Je ne suis pas spécialiste de la question religieuse, toutefois, j’ai trois remarques à faire.
Concernant la création de l’Etat d’Israël, celui-ci a donné lieu à une forme de schisme au sein du peuple juif religieux (tous ne le sont pas), car une partie non négligeable considère que cet Etat est une abomination, car pour eux, seul Dieu peut rendre la terre aux juifs et non les juifs la reprendre par la ruse et la force. Ces juifs là, soutiennent les palestiniens.
Pour les musulmans, la seule loi divine est dans le Coran, car c’est seulement dans ce dernier qu’est la parole de Dieu révélée au prophète Mahomet. La charia est elle même dérivée des hadiths, qui sont les interprétations du prophète. Comme pour la religion juive et chrétienne, ces textes ont surtout pour vocation de permettre de s’affranchir des restrictions contenues dans les textes fondateurs.
Enfin, par définition, tout adorateur (sincère) d’un Dieu est un musulman !
sinon, pour les autres, ma fois, je crains qu’on y retrouve les mêmes problèmes !
De mon point de vue, il y a deux manière de voir, je vais juste vous en donner un en respect de votre propre position.
C’est à dire, poser la lutte des classes comme centre de gravité, puisque la guerre religieuse sert beaucoup à dissimuler cette lutte des classes sur le plan de la réalité physique.
Sachant que pour la très large majorité des gens, la raison religieuse est peu efficace pour les motiver à aller faire la guerre et au sacrifice. l’argument qui est réellement porteur, infiniment plus efficace, c’est le nationalisme, avec la formule magique « la patrie en danger » d’une redoutable efficacité.
Autrement dit, la religion peut être vue comme une amorce pour allumer l’incendie, mais seul le nationalisme permet réellement de propager l’incendie.
Pour illustrer la puissance « eschatologique » de l’idéal nationaliste, suffit de se référer à la 1ère guerre mondiale où la veille de la guerre les travailleurs français et allemands fraternisaient et s’unissaient pour obtenir des droits sociaux, le lendemain allaient au front pour s’entretuer par la formule magique « la patrie en danger », alors que seule la classe prédatrice ou bourgeoise était en danger.
Ici, on assiste exactement au même processus et pour les mêmes raisons fondamentales d’une société fondé sur le rapport de domination et d’exploitation.
Un autre exemple, jusqu’à la fin du XIXème siècle, il n’y avait pas plus anti clérical qu’un bourgeois et anti bourgeois qu’un clérical, puis, au début du XXème siècle un miracle s’est produit, d’un coup d’un seul, le bourgeois s’est mis à défendre le clérical et le clérical le bourgeois. Pourquoi ? Ben vous l’aurez devenez, ils avaient identifié une menace commune qu’était la pensée marxiste (et non pas communiste).
Et bien, de mon point de vue on assiste au même processus avec le basculement qui voit la partie de la gauche caviar (bourgeoise) aller vers le fascisme.
Fondamentalement, il ne peut y avoir que deux systèmes politique et économique, soit le communisme, soit le capitalisme (toutes les autres idéologies ont seulement prétention de concilier la chèvre et le chou, mais c’est de la fumisterie).
On est donc toujours dans une forme de dualisme où la différence fondamentale entre le communisme et le capitalisme, c’est que le premier interdit toute prise de pouvoir personnel, tandis que l’autre se fonde sur la prise de pouvoir personnel. Autrement dit, dès lors où un système politique se fonde sur le pouvoir personnel ou d’une minorité sur la majorité, alors, on est face à un système capitaliste. La Corée du Nord par exemple est un système capitaliste qui se distingue par sa forme et sa dureté. La monarchie est un système capitaliste.
Bon, je dispose d’une très solide base argumentaire que personne n’a pu jusqu’à présent prendre en défaut, car elle s’appuie exclusivement sur le principe de réalité, c’est à dire, la logique causale.