@NICOPOL
Il y a pourtant une différence fondamentale dans le fait que pour les uns seule l’intervention divine directe peut leur redonner la terre et donc, il faut en tirer la conséquence, si Dieu existe tel qu’ils le croient, alors, il n’y a plus rien à discuter, puisque par définition, Dieu est omnipotent, mais cela exige qu’il agisse de lui même. Pour les autres, il faut d’abord conquérir la terre et donc, peu importe que Dieu existe. Toutefois, il y a le revers de la médaille, dans le sens où si la guerre n’a pas fait venir le messie, les chrétiens vont se sentir floué et là, la faute en reviendra aux juifs ! Parce que pour les chrétiens qui soutiennent le grand Israël, les juifs doivent se convertir au christianisme, alors que pour les autres, les chrétiens doivent devenir leurs serviteurs et eux en êtres les maîtres.
Ce n’est donc pas une alliance de circonstance pour les premiers, mais une pour les second, car pour les premiers, c’est une croyance dans la promesse divine qui veut que seul Dieu lui même peut leur rendre la terre et si cela arrive, quelle que soit votre propre croyance dans le principe de réalité, Dieu est vis à vis de l’humain comme vous face à une fourmi.
Si le salut éternel primait sur la patrie, alors, nous aurions un guide spirituel au dessus de la politique, ce qui n’est pas le cas. Dans l’ancien régime, le roi se plaçait au dessus ou au même niveau du pape et non en dessous, sauf lorsque le roi était un fervent croyant, mais c’était à sa discrétion. Alors, le roi avait intérêt à défendre la religion parce que cela servait ses intérêts, notamment pour donner une légitimité à sa position, mais c’était par calcul politique. Lorsque le roi d’Angleterre Henry numéro x a rompu avec la papauté parce que ce dernier lui refusait le divorce, il a simplement décrété qu’il était le seul chef religieux et l’a imposé. Etc..
Ensuite, de mon point de vue, il ne faut pas confondre marxisme et
communisme. Marx à su décortiquer le système capitaliste, mais a
dit ne pas savoir construire le système communiste.
Sinon, votre article ne traite pas du système économique, c’est moi qui l’introduit !
Vous parlez à juste titre d’équilibre, alors je vais vous en donner la règle de base au niveau économique. je vais juste faire appel à quelques formules dont j’ai un peu développé dans mes articles.
Le principe d’équilibre sur le plan social et économique se fait sur la base des droits et des devoirs, le déséquilibre sur l’excès de droit et donc, sa carence.
ici, la responsabilité est définie comme « la capacité de répondre de ses droits et devoirs envers autrui » jamais envers soi même, car c’est là que réside la souveraineté de l’être et la propriété de son temps de vie. C’est donc un équilibre fondamental et qui s’applique partout !!
Au niveau monétaire, cela interdit par exemple la séparation entre droits monétaires (donc, la créance, donc, la détention de la monnaie) et le devoir,
donc, qui porte sur tous ceux qui sont en besoin ou désir de possession de monnaie par le droit qu’elle donne sur le temps de vie des êtres (ici, la monnaie est la mesure de la valeur du temps de vie dédié et détenu sur autrui). Car ce qui fait qu’une monnaie à de la valeur, c’est uniquement par sa partie dette ou devoir. Sans ce dernier, une monnaie a aucune valeur, sauf pour jouer au monopoly.
Bref, on peut le résumer de la manière suivante « nul ne doit pouvoir exiger plus de droits (monétaire et immobilier) qu’il accomplit de devoirs (travail, apport à la collectivité) par lui même et nul ne doit se voir exiger plus de devoirs qu’il réclame de droits pour lui même. Donc, l’équilibre dont vous parlez.
Le déséquilibre, qu’il soit d’un coté ou de l’autre implique toujours l’irresponsabilité. Pour l’ancien régime, la noblesse incarnait la force militaire et le devoir (de se battre pour protéger le royaume) primait sur le droit et donc, décidait de ce dernier et n’était pas obligé par lui (c’est un peu plus subtil). La révolution de palais va inverser le déséquilibre et donc, dans le régime actuel dit »Etat de droit« , la force militaire sert ceux qui détiennent le droit (monétaire et immobilier) et vont en fait s’allier pour continuer à dominer la même classe dites laborieuse, celle qui produit.
Mais le travailleur ou tout simplement toute personne qui pense en terme d’échange équitable (et non pas égalitaire, qui est une forme d’iniquité) ne peut pas faire reposer l’économie dans un sens ou dans l’autre, seulement sur l’équilibre entre droit et devoir, car tout déséquilibre le place soit sous la domination de l’élite prédatrice militaire, soit de l’élite prédatrice bourgeoise.
Bref, il s’agit d’établir un système où l’égalité est devant la loi, mais sur le plan économique, il s’agit d’équité, c’est à dire, selon son mérite personnel, qui interdit par définition l’exploitation du mérite d’autrui à son profit, que ce soit par la prédation ou le parasitisme social. Toutefois, le principe de réalité ou causalité dit qu’il est impossible de supprimer un principe établi et vrai, seulement de le décaler dans l’ordre de priorité. Autrement dit, ni la compétition, ni la prédation, ni le parasitisme sont supprimé, mais réduit à leur portion congrue pour le parasitisme (qui est un marqueur de santé d’une économie sur le plan social) et où la compétition sert la coopération et non l’inverse comme dans le système actuel.
Pour résumer le système, on peut le formuler de deux manières
l’intérêt général est la somme des utilités particulières à son accomplissement, défini (l’intérêt général) par la somme des besoins et aspirations secondaires de chacun, dans la limite des contraintes jugées supérieures que sont les droits/devoirs intergénérationnels et le respect des autres formes de vies »
ou bien "le laisser faire économique commence là où s’arrête la satisfaction des besoins primaires et s’arrête là où commence les contraintes jugées supérieures. La variable d’ajustement est donc le laisser faire économique, alors que dans le système actuel, la variable d’ajustement sont les besoins de ceux qui n’ont pas de droits, mais uniquement les devoirs. Car une personne qui n’a que sa force de travail, est en dette systémique, qui fait qu’un enfant qui naît avec la faim au ventre, naît avec une dette systémique qu’il paie par le fait d’avoir faim.
etc...