@Eric F
Ce que je dis, moi, dans l’article, c’est que le sionisme, depuis son origine, est radical et religieux. Il l’était chez ses précurseurs puritains anglo-saxons, mais aussi dans l’élite intellectuelle juive du XIXe siècle pour laquelle, dès le début, il s’agissait d’un projet messianiste (« L’an prochain à Jérusalem », comme on le dit le jour de la Fête de Pessa’h, et ce bien avant la Shoah). Il n’y a qu’à écouter le « père fondateur » de l’Etat d’Israël, Ben Gourion, pour lequel « l’Etat d’Israël est le fruit de la foi messianique ». Si c’est lui qui le dit 
Et du coup, dès lors que vous avez fait l’égalité Israël=Messianisme, vous tirez avec tout ce qui vient derrière : Terre Promise, Peuple élu, Grand Israël, Armageddon et Troisième temple...
Ce qui ne veut pas dire qu’il n’existait pas et n’existe pas un authentique sionisme laïc et « social » (« de gauche », pour simplifier) ; mais celui-ci est resté minoritaire et, de toute évidence, n’a jamais eu d’influence décisive sur la politique de l’Etat hébreux (sauf peut-être à l’époque de Yitzhak Rabin, mais on sait comment il a fini...).