@Mervis Nocteau
C’est pas bô d’être jaloux...
Mais avec 2000 ans de distance, c’est en effet difficile de pouvoir encore mesurer une influence. La vague géante indo-européenne a charrié et dilué tellement de cultures qu’il est au minimum ardu de chercher encore de l’hindouisme ou pas chez les Celtes. Sauf à relever des invariants structuralistes archétypaux, notamment avec la grille dumézilienne.
Parce que l’hindouisme est déjà un syncrétisme : Pashupati, maître des animaux de la civilisation de l’Indus était dravidien, pas Aryen, même si c’est un ancêtre direct de Shiva. Les Dravidiens de l’Indus ont bien été contemporains des Yamnayas, durant le IIIème millénaire av J.C., mais à 3000 kilomètres de distance quand même.
Reste que je découvre que la « position bouddhique » est récurrente dans l’iconographie de Cernunnos. Est-ce à dire que les celtes, sans affirmer qu’ils pratiquaient le yoga comme les Dravidiens puis hindouistes, pratiquaient la méditation, la contemplation, la connexion spirituelle avec les forces et esprits de la nature ? Il y avait aussi du chamanisme, entremêlé, certainement. En tout cas, Uderzo et Goscinny ne me l’ont pas informé.
La position méditative a été remplacée par celle supplicative, à genou, mains jointes levées, pour que l’unique seigneur de l’Univers nous emmène au paradis... Tandis que Cernunnos assis en tailleur avec ses bois de cerfs vers le ciel pour la partie transcendante a été caricaturé en démon à sale gueule, assis avec des cornes...