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Commentaire de Olivier

sur La Syrie face au nouvel arc de crise du Moyen-Orient


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Olivier Olivier 29 mars 20:13

@Julian Dalrimple-sikes

C’est toujours fascinant de voir comment, après des pages entières consacrées à la recomposition territoriale, aux équilibres communautaires, aux stratégies de Syrie entre Israël, Iran et États-Unis, on peut réussir l’exploit intellectuel de tout résumer à « c’est la faute à tout le monde, surtout les humains, et puis 1% quand même ».

On part d’un terrain où s’entremêlent milices intégrées, accords avec les Kurdes, rivalités régionales, résurgence de État islamique… et on arrive à une théorie générale de la « compétition entre tous ». C’est un peu comme commenter une partie d’échecs en expliquant que « les pièces bougent parce que la gravité existe » : ce n’est pas faux, c’est juste totalement hors sujet.

Quant à l’idée que « personne ne gagne sauf 1% », elle a le mérite de la simplicité… au prix de l’effacement complet des acteurs réels, des intérêts divergents et des stratégies concrètes. Dans votre grille de lecture, Damas, Téhéran, Washington ou Tel-Aviv deviennent des figurants interchangeables dans une fable morale un peu floue.

Bref, on était dans l’analyse géopolitique ; vous nous proposez une métaphysique de comptoir. Ça se lit vite, mais ça n’explique pas grand-chose.


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