• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Olivier

Olivier

Cet auteur n'a pas encore renseigné sa description

Tableau de bord

  • Premier article le 10/02/2025
  • Modérateur depuis le 03/03/2025
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 51 106 795
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 50 22 28
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Olivier Olivier 29 mars 20:21

    @Robert GIL

    On sent poindre la “révélation” qui se veut fracassante… alors qu’on est surtout face à un solide malentendu culturel.

    Petit rappel utile : l’islam ne s’est jamais pensé comme une religion « étrangère » au judaïsme et au christianisme, mais comme leur continuité — la version finale et authentifiée, si l’on suit sa propre théologie. Dans ce cadre, les grandes figures bibliques y occupent une place centrale, à commencer par Marie.

    Et oui, surprise : Marie (Maryam) est non seulement présente dans le Coran, mais elle y est l’une des figures féminines les plus importantes. Elle a même une sourate à son nom — Coran, sourate 19, pour être précis.

    Du coup, découvrir qu’à Téhéran une station porte son nom, ce n’est pas exactement un choc des civilisations… plutôt un léger retard à l’allumage côté culture religieuse.

    Bref, avant d’y voir une contradiction exotique, il fallait peut-être commencer par ouvrir un livre.



  • Olivier Olivier 29 mars 20:17

    @sylvain

    Sous l’impulsion de Recep Tayyip Erdoğan, Ankara a effectivement joué un rôle majeur dans le nord de la Syrie, en particulier pour contenir les Unités de protection du peuple (YPG) et empêcher l’émergence d’une entité kurde autonome à sa frontière. Sur ce point, votre observation est fondée.

    La Turquie a longtemps soutenu des factions opposées à Bashar, avant d’évoluer vers une approche plus pragmatique dictée par ses priorités sécuritaires.

    Il existe aujourd’hui des convergences ponctuelles, notamment sur la question kurde, mais pas de relation de dépendance politique entre Ankara et le pouvoir syrien.



  • Olivier Olivier 29 mars 20:13

    @Julian Dalrimple-sikes

    C’est toujours fascinant de voir comment, après des pages entières consacrées à la recomposition territoriale, aux équilibres communautaires, aux stratégies de Syrie entre Israël, Iran et États-Unis, on peut réussir l’exploit intellectuel de tout résumer à « c’est la faute à tout le monde, surtout les humains, et puis 1% quand même ».

    On part d’un terrain où s’entremêlent milices intégrées, accords avec les Kurdes, rivalités régionales, résurgence de État islamique… et on arrive à une théorie générale de la « compétition entre tous ». C’est un peu comme commenter une partie d’échecs en expliquant que « les pièces bougent parce que la gravité existe » : ce n’est pas faux, c’est juste totalement hors sujet.

    Quant à l’idée que « personne ne gagne sauf 1% », elle a le mérite de la simplicité… au prix de l’effacement complet des acteurs réels, des intérêts divergents et des stratégies concrètes. Dans votre grille de lecture, Damas, Téhéran, Washington ou Tel-Aviv deviennent des figurants interchangeables dans une fable morale un peu floue.

    Bref, on était dans l’analyse géopolitique ; vous nous proposez une métaphysique de comptoir. Ça se lit vite, mais ça n’explique pas grand-chose.



  • Olivier Olivier 29 mars 20:06

    @Robert GIL @microf

    On pourrait commencer par dire que les questions sont légitimes… mais qu’elles deviennent vite des réponses toutes faites quand elles évitent soigneusement certains faits bien établis.

    Car oui, il existe des financements, des circuits d’armement, des réseaux de renseignement. Mais prétendre qu’ils relèvent uniquement d’un grand complot extérieur dirigé contre la souveraineté des États du Sahel, c’est passer à côté de réalités largement documentées depuis des années.

    L’éléphant dans la pièce, c’est le rôle des réseaux wahhabites et salafistes dans la diffusion idéologique et, parfois, dans le financement indirect de certains groupes. Ce n’est pas une théorie : depuis les années 1990, de nombreux rapports officiels – américains, européens et onusiens – documentent le financement de mosquées, d’écoles coraniques et d’organisations religieuses en Afrique de l’Ouest par des fondations basées dans le Golfe. Dans certains cas, ces structures ont servi de relais à une idéologie rigoriste qui a préparé le terrain à des formes de radicalisation.

    On peut aussi rappeler que plusieurs enquêtes internationales ont montré que des flux financiers privés en provenance de pays du Golfe ont, à différentes périodes, alimenté des groupes jihadistes, parfois de manière détournée ou insuffisamment contrôlée. Le Trésor américain, par exemple, a sanctionné à plusieurs reprises des individus et des réseaux accusés de soutenir AQMI et ses affiliés.

    Mais ce n’est qu’une partie de l’histoire. Les groupes comme le JNIM se financent aussi largement eux-mêmes : enlèvements contre rançon, taxation des populations locales, contrôle de routes commerciales, trafic d’or artisanal. Là encore, les faits sont bien documentés. Autrement dit, ils ne sont pas simplement des marionnettes : ils s’inscrivent dans des économies de guerre locales.

    Alors poser la question « à qui profite cela ? » est utile… à condition de ne pas s’arrêter à une réponse unique et simpliste. Car la réalité est moins confortable : elle mêle influences extérieures, faillites internes, dynamiques sociales locales et opportunisme des groupes armés.

    Dire que l’auteur n’aurait pas posé ces questions revient surtout à reprocher au réel d’être plus complexe qu’un slogan. Et à force de chercher une main invisible unique, on finit parfois par ne plus voir celles, bien visibles, qui opèrent déjà sur le terrain.



  • Olivier Olivier 29 mars 20:01

    @microf

    On pourrait dire que c’est une vision optimiste… au point d’en devenir presque philosophique.

    Car affirmer que ces pays « vont lentement bon train », c’est un peu comme reprendre le paradoxe d’Achille et de la tortue. Sur le papier, tout avance : la tortue progresse, étape après étape, et Achille semble toujours la rattraper… sans jamais y parvenir. Le mouvement existe, mais l’écart demeure.

    Ici, c’est assez similaire. Oui, il y a des signes de recomposition, des affirmations de souveraineté, des ruptures affichées avec les anciens partenaires. Mais dans le même temps, les fragilités structurelles persistent : insécurité diffuse, dépendances économiques, tensions sociales non résolues. On avance, mais vers quoi exactement, et à quelle vitesse réelle ?

    Quant à l’idée que « les maîtres d’hier ne reviendront plus jamais », elle relève davantage de la formule que de l’analyse. Les formes de présence changent, les acteurs se transforment, mais les logiques d’influence, elles, ne disparaissent pas. Elles se déplacent, parfois se renforcent, souvent se recomposent.

    Bref, Achille court toujours. La tortue aussi. Mais croire que la course est déjà gagnée, c’est peut-être aller un peu vite… justement.

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Agoravox.tv