Bonjour Olivier,
Toutes les activités humaines comportent des risques, toutes ! C’est la contrepartie d’un certain confort. Je vivais gamine pas loin de Feyzin, quand ça a sauté. Boum ! Aujourd’hui, quand on passe dans la vallée ’’de la chimie’’, on sent une drôle d’odeur, et on se dit que ça ne doit pas être bien sain ! Je vivais pas loin de NIce aussi quand Malpasset a sauté. En revanche, toujours gamine, j’ai aussi habité pas loin de Marcoule, et il ne s’est jamais rien passé là, le site était surveillé comme le lait sur le feu ! Je passe sur les produits chimiques vaporisés partout dans les champs depuis des décennies, même près des habitations, sur les rejets toxiques dans l’air et les points d’eau (autour de Fos-sur-mer, Berre l’Etang, Gardane...), la pollution des sources par des industriels qui n’ont rien à voir avec le nucléaire.
Aujourd’hui, la santé des gens et leur sécurité est bien plus mise en cause par la malbouffe et les excès, les produits phytosanitaires et la pollution ambiante, la fabrication de tout un tas de trucs non indispensables, les infrastructures qui se cassent la figure, les constructions qui ne respectent pas la nature etc.... que le nucléaire.
Aujourd’hui, je me dis qu’au fond, concernant le nucléaire en particulier, ce qui pose problème, ce n’est pas l’activité en elle-même, mais le laxisme ambiant, le chantage à l’emploi, le manque de contrôles, le vieillissement des cuves et autres matériels, et aussi la disparition d’ingénieurs qualifiés.
Alors, sur le principe du nucléaire, pourquoi pas ? Pourvu qu’on s’attache à trouver des solutions plus écolos pour les rejets, pourvu qu’on y mette du sérieux, surtout sur la sécurité, tu n’es pas d’accord ?