Bonjour @Christophe Cros Houplon,
Merci infiniment pour ce complément savoureux. Votre anecdote est une pépite qui illustre à merveille le diagnostic : cet homme possède l’armure de l’énarque, mais il lui manque totalement le « logiciel » politique, ce flair élémentaire qui permet de distinguer une manœuvre de déminage d’une véritable intention de combat.
C’est d’ailleurs tout le sel du personnage : ce « premier degré » absolu qui confine à l’aveuglement. S’imaginer que Charles Pasqua — le maître des horloges et des coups tordus — allait réellement se lancer dans la bataille avec un pensum de haut fonctionnaire sous le bras, c’est ne rien avoir compris à la psychologie du patron de l’époque. Voir Asselineau s’indigner d’avoir travaillé « pour rien » confirme qu’il n’était, au fond, qu’un greffier égaré dans un nid de faucons.
Le plus tragique (et le plus drôle, je vous l’accorde) reste sa propension à se mettre lui-même en scène comme le dindon de la farce, persuadé que son sérieux de « bon élève » suffit à lui donner une stature. Merci encore pour ce rappel ; cela confirme que derrière les diapositives et les grands mots, il n’y a jamais eu qu’un éternel « bleu » qui n’a jamais su décoder les règles du jeu qu’il prétend aujourd’hui arbitrer.