@2/2 Extraits.
« En 1953, le Premier ministre
iranien Mohammad Mossadegh, qui entreprend la
nationalisation du pétrole, est éloigné du pouvoir à la suite d’un complot
orchestré par les services secrets britanniques et américains, l’opération Ajax,
qui sera officiellement reconnu par les États-Unis en 2009, par Barack Obama[
. Après la chute de Mossadegh, Mohammad Reza Pahlavi met progressivement en
place un régime autocratique et dictatorial fondé sur l’appui américain. De
nombreux soldats, accusés d’être membres du Tudeh, le Parti communiste iranien,
sont exécutés en 1955. »
« Après des mois de protestations
populaires et de manifestations contre le régime du Chah, Mohammad Reza Pahlavi
quitte l’Iran le 16 janvier 1979. Le vendredi 8 septembre 1978, le shah avait
décrété la loi martiale et lancé ses troupes sur une nouvelle
manifestation : les soldats avaient tiré à vue pendant des heures. C’est
le « Vendredi noir », qui fit des centaines de victimes et constitua un point
de non-retour dans la révolution. »
« Ce
sont les théologiens qui sont les premiers à rétablir l’ordre dans le pays, les
cellules révolutionnaires devenant des comités locaux (komiteh en persan). Connus sous le nom de Gardiens de la
révolution à partir de mai 1979, ces groupes ont vite pris le pouvoir dans les
gouvernements locaux dans tout l’Iran. »
« Le
22 septembre 1980, l’Irak envahit l’Iran. La politique officielle des
États-Unis cherche à isoler l’Iran. Les puissances occidentales, inquiètes de
l’apparition de la république islamique iranienne, voyaient en l’Irak un pays
qui pourrait évoluer vers la laïcité et le modernisme, en contrepoids à l’Iran ».
« Après l’élection d’Hassan
Rohani à la présidence de la république islamique d’Iran en juin 2013 et son
entrée en fonctions en août, l’Iran fait publiquement part de sa plus grande
disposition à trouver un accord sur le programme nucléaire de l’Iran, alors que
les sanctions prises par les pays occidentaux depuis plusieurs années portent
leurs fruits. Fin novembre, un accord est trouvé entre Téhéran et le groupe 5 +
1 (États-Unis, Royaume-Uni, France, Chine, Russie + l’Allemagne), qui prévoit
notamment que l’Iran n’enrichisse pas d’uranium à plus de 5 % pendant six
mois, dilue la moitié de ses stocks actuels, suspende les usines de Natanz,
Fordow et Arak sans construire de nouveaux sites d’enrichissement, alors que
l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) aura désormais un accès
quotidien et sans préavis à Natanz et Fordow. En contrepartie, les Occidentaux
s’engagent à suspendre leurs sanctions économiques sur l’industrie,
l’automobile, le commerce de l’or ou encore les exportations pétrochimiques, à
ne pas essayer d’entraver encore plus la vente du pétrole iranien, en notant
que ces levées sont « limitées, temporaires et
ciblées » et peuvent à tout moment être annulées en cas de
non-respect des engagements iraniens. »
« Le 13 juillet
2015, un nouvel accord vient conclure les douze années de la crise dite du
nucléaire iranien. L’Iran accepte des contrôles de l’AIEA, en échange d’une
levée progressive des sanctions économiques[70]. »
« 13
octobre 2017 : Refus de Donald Trump de
certifier l’accord sur le nucléaire iranien au Congrès étatsunien. Il considère
que l’Iran déstabilise la région par des essais balistiques. Sa décision est
soutenue par l’Arabie saoudite et Israël mais les signataires de l’accord sur
le nucléaire (Chine, France, Allemagne, Russie, Royaume-Uni et Union
européenne) désapprouvent. »