dégoûte de médias
qu’ils sont pourtant obligés de financer via l’impôt
Cette dérive vers la
médiocrité un peu mafieuse est inévitable parce que notre pays déteste le changement.
Et quand ça ne bouge pas, ça se dégrade et ça pourrit (comme les vieux qui ne
font pas leur kilomètre de marche par jour, à bonne cadence de préférence).
Mais notre pays aime la
Révolution, un modèle pour le monde entier, ou du moins n’a pas trouvé d’autre
moyen pour opérer les changements structurels et vitaux indispensables. L’alternative, c’est la mort
(comme pour les vieux qui ne font pas assez d’exercice physique sollicitant, en
réalité pour tous) mais un pays a l’avantage de renouveler ses générations (pas
toujours malheureusement) et donc ne meurt, en principe, jamais. Seule la Révolution lui
permet de survivre s’il refuse le changement.
J’ai un peu vécu ces réalités
dans mon entreprise industrielle où j’ai passé l’essentiel de ma vie.
Entreprise publique ou semi-publique lors de mon embauche, elle fut privatisée
au tournant du siècle et comptait parmi le CAC 40. Et j’ai pu vivre le
changement suite à la privatisation. Une remise en question profonde. Toutes
les baronnies ont disparu. Les incapables ont été remplacés par des capables.
La pression de la concurrence rendait cette cure (ce curetage) indispensable,
sinon la mort.
Je ne suis pas un fana de la
mondialisation, mais je dois reconnaître qu’un système fermé, non soumis à la
concurrence et à l’audit régulier finit par dépérir moralement puis techniquement
et financièrement, finit par décourager les jeunes les plus talentueux.
Je ne sais pas trop où en est
notre TV (A2, TF1) car je ne la regarde pas trop. Mais j’ai suivi quelques sessions
de cette commission, et je me suis retrouvé en pays de connaissance, quand mon
entreprise n’était pas soumise à la concurrence internationale, et que je
résumerais : médiocrité dans et par le secret et les mauvaisees
habitudes de l’entre soi.
Connaissant la tradition
révolutionnaire de notre pays, et constatant que les Anglo-Saxons ont su faire
autrement au XIXème siècle pour finalement nous dominer, on pourrait imaginer
des mécanismes qui éviteraient cet « enlisement mafieux ». Des gens très intelligents (Alain Peyrefitte) ont essayé (Le Mal Français). Il faudrait une centaine de Peyrefitte : les a-t-on (lésaton) ?