@Fanny
imaginer des mécanismes qui éviteraient cet « enlisement mafieux ».
J’ajoute à mon commentaire une
question, une idée plus générale.
On constate aujourd’hui une formidable montée en puissance des
grandes multinationales, qui ne se limitent pas à gérer des budgets supérieurs
à certains Etats, mais donnent le la en matière de fonctionnement de la
société, en matière de relationnel. Une « culture » grande
multinationale se forge dans ces entreprises, en Occident mais sans doute aussi en Chine et ailleurs.
Une culture entièrement tournée vers l’efficacité, vers le confort de l’homme (qui n’est jamais aussi efficace que quand il est bien dans sa peau), mais aussi vers la contrainte vu les outils la rendant possible « en souplesse » et la tendance à « l’unidimensionnalité » voire au totalitarisme (le culte de l’efficacité peut devenir un totalitarisme).
Parallèlement, les pouvoirs d’Etat
reculent, les nations sont mises en cause comme source de conflits, de « racisme », d’exclusion, d’immobilisme social et sociétal.
Je me demande si cette
évolution où les rapports de force se modifient n’est pas liée à la difficulté
des structures étatiques à évoluer face à l’extraordinaire dynamisme des
grandes multinationales, comme par exemple celles qui se tirent la bourre en IA aux
USA et entre USA et Chine.
L’argument de ces multinationales est très fort : elles créent la richesse et peut-être maintenant une culture. Que créent les Etats ? L’ordre ? La guerre ? L’inefficacité ? Le Politique (ça existe encore ?).
Etant souverainiste, je perçois cette évolution comme une régression, un retour à une sorte de moyen âge, bien que (ingénieur de métier) j’ai passé ma vie à essayer d’augmenter l’efficacité, la mienne et celle de mon environnement.
Dans quelle société voulons nous vivre, la plus efficace, celle qui produit le plus d’objets extraordinanires que l’on souhaite posséder, celle qui maintient la croissance à tout prix (au risque que tout s’effondre), ou une société un peu moins marchande et tournée vers d’autres « idoles » ? Nos jeunes d’aujourd’hui, ne voulant plus travailler « à fond » se posent manifestement la question.