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Commentaire de Vincent Delaury

sur Marilyn Monroe à La Cinémathèque française : icône en suspension


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Vincent Delaury Vincent Delaury 21 avril 11:43

@Sandro Ferretti

« Le livre insiste surtout sur la période avant « les K » ( peu reluisante pour Marilyn) qui en effet, « couchait utile et tous azimuts », comme vous dites. Un entourage néfaste de michetonneuses et de « pétroleuses », (disait-on à l’époque) Mais surtout beaucoup de fragilités, de médocs et de tintements de glaçons dans le verre, le tout avec une sorte de naïveté qui pouvait lui laisser croire qu’elle était importante, alors même (mais le savait-elle ?) qu’elle avait une grande banalité peroxydée, et surtout de la vulgarité ( au sens étymologique de ce qui est banal, commun), au physique comme au moral. » Ouille, y’a du vrai. Y’a pas à dire. Merci, cher Sandro Ferretti, pour ce retour, le conseil de lecture (et les 666 pages idoines !), ainsi que pour votre prose inspirée. James Ellroy ? Un grand de la plume, souvent plongée dans le vitriol. Diantre, qu’il détestait Marilyn Monroe ! Les goûts et les couleurs, comme on dit.

Et, dans la lignée du « Dog » (pour « Demon Dog of American Crime Fiction »), qui la voyait surtout comme une figure fabriquée et surexposée, loin du mythe romantique qu’on lui associe souvent, vous connaissez certainement la sortie, que dis-je, la pique, de son illustre partenaire de jeu, Tony Curtis, dans « Certains l’aiment chaud (1959) », chef-d’œuvre absolu, un poil déviant, de Billy Wilder !, à son égard : « L’embrasser, c’est comme embrasser Hitler. » La vache, c’est pas tendre non plus. Mais, derrière cette formule choc, il exprimait surtout son agacement : Monroe arrivait souvent en retard, se trompait dans ses répliques ou ne connaissait carrément pas son texte (ses partenaires féminines, un tantinet jalouses ?, en venaient à se moquer d’elle), multipliait les prises et était très anxieuse, ce qui rendait les scènes - y compris les baisers - longues et éprouvantes. À noter cependant que Curtis, alias Danny Wilde pour la vie, le dandy débrouillard et un peu frimeur plein de panache, follement attachant, a ensuite nuancé, disant que sa phrase était en partie une blague montée en épingle par la presse, officielle et tabloïd, qui mousse beaucoup, comme on le sait.

Allez, amicalement vôtre, V
- petit détour conseillé par La Cinémathèque française : leur expo sur Marilyn vaut le coup d’œil… et le coup de trouble. Après ça, vous la verrez toujours pareille, vous ? PS : et Madonna, rassurez-vous, est dans le parcours, en touche finale ! smiley


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