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Commentaire de Vincent Delaury

sur Dean Tavoularis (1932-2026), l'architecte des mondes invisibles


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Vincent Delaury Vincent Delaury 27 avril 08:18

@Sandro Ferretti

Merci pour ce retour, cher Sandro Ferretti. « 0 réaction dès qu’on fait article construit et un tant soit peu chiadé ou détaillé… (surtout si on parle culture, un gros mot ici). Ça en dit long sur ce qu’est devenu le site. Vous devriez donner dans l’insulte, les chemtrails, les vaccins, la politicaillerie et l’apologie ruskoff, ça paie mieux… (! !!) » Eh oui, je ne vous le fais pas dire !

Regardez hier comment, avec « hargne » et voyeurisme, BFM a traité l’assassinat manqué de Trump, au dîner de la presse à Washington, avec force détails et H24, dont certains bien inutiles, comme si nous étions Américains ! Pendant ce temps-là, pas un mot sur autre chose. Hallucinant.

Revenons au sujet en question : « Quid des éventuels rapports entre Dan Tavoularis et Sofia Coppola ? (Lost in Translation, etc.), la plus parisienne des Américaines ? » Eh bien, une très bonne entente (même s’ils n’ont pas signé de film ensemble). Pour autant, Sofia, toute jeune, joue dans « Le Parrain 3 » (1990) : elle y interprète Mary Corleone, à la place de Winona Ryder, tombée malade au même moment, troisième et dernier opus, un peu en dessous des deux précédents, d’une saga culte dont Tavoularis a signé tous les décors. Avec, bien sûr, un amour partagé du cinéma (on s’en doute !).

Dean, très proche de Francis, « fait partie » de la famille Coppola : sa collaboration avec ses deux grands aînés fut à la fois artistique et affective. Et, en effet, un autre point commun pourrait être Paris, que vous évoquez : Dean Tavoularis et sa femme, l’actrice Aurore Clément, toujours de ce monde, y vivaient ensemble, dans le XVIIe arrondissement ; le chef décorateur prestigieux y créait ses tableaux, collages et dessins d’inspiration pop art. Sofia a, elle aussi, vécu plusieurs années dans la capitale, because son amoureux français, Thomas Mars, et y vient souvent, je crois, portée par un mode de vie assez international !

Dans l’article, je précise ceci, concernant ses collaborations mythiques (Penn, Antonioni, Coppola, Polanski…) ou rêvées (Fellini, Kubrick) : « il [Dean Tavoularis] aurait apprécié de seconder Tarantino, croisé lorsque celui-ci sortait avec Sofia Coppola (…). » Voili voilou. Et désolé : là-dessus (leur rapport), je n’ai pas de scoop particulier à vous révéler !

Mais à l’heure où trois notifications chassent un paragraphe et où le vacarme fait office d’argument, le silence reste le dernier luxe — « Silencio ! », ajouterait aussitôt le défunt Lynch.


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