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Commentaire de Vincent Delaury

sur Dean Tavoularis (1932-2026), l'architecte des mondes invisibles


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Vincent Delaury Vincent Delaury 27 avril 15:45

@Sandro Ferretti

Merci pour ce retour, improbable, donc nécessaire. « Extérieur, nuit » (1980, Jacques Bral) : déjà, quel beau titre. Cinéphile et oiseau de nuit au possible ! Vu il y a très, très longtemps. À ma connaissance — et hélas — film « marginal », assez culte (à sa façon), mais aussi assez confidentiel, très peu diffusé à la télé.

Je me souviens surtout de sa belle lumière, « en jazz nocturne », diffuse ou percutante, signée Pierre-William Glenn (un grand chef op, parfois réalisateur), et de son solide casting : Gérard Lanvin, jeune, sans oublier André Dussollier, plus la regrettée Christine Boisson, trop vite oubliée (par beaucoup), et hélas trop tôt disparue (1956-2024), à 68 ans seulement — et j’aime beaucoup vos précisions : « (…) et sa tache noire dans l’œil gauche. » Oui !

Côté Lanvin, je connais davantage « Le Prix du danger » (1983, Yves Boisset), dont je suis fan : l’original, avec un immense Piccoli en pourri cathodique manipulateur et raciste, est… immense. Nettement meilleur, soit dit en passant, que ses dérivés américains, à la limite du plagiat, passé (« Running Man », 1987, Paul Michael Glaser) ou récent (re-« Running Man », 2025), tous deux trop « yankees » et manquant singulièrement d’aspérités sociologiques et de dimension critique envers la petite lucarne voyeuriste et putassière, contrairement à l’original — définitivement culte !

Et « Les Spécialistes » (1985), avec un autre regretté (Bernard Giraudeau), dans le registre du « costaud » (c’est la grosse période du castagneur Bébel), et un filmage « sympatoche » à l’américaine (par le caméléon Patrice Leconte) — film de jeunesse oblige (c’est-à-dire vu jeune, lorsqu’on est très impressionnable) : c’est une sorte de madeleine de Proust pour moi.

Pour l’article, en extérieur jour ou nuit, j’attends le vôtre (sur le Bral méconnu), mais rien ne presse non plus. Je me souviens de notre ping-pong « revival » autour du rockeur — désormais peintre — Jean-Patrick Capdevielle.

Au fait, j’avais apprécié votre critique de l’hiver dernier, en plume « pas de côté », un brin nostalgique, sans oublier une once d’ironie, sur le dernier Sorrentino en date — celui-ci étant loin d’être un manchot (enfin, du fond !) : « La grazia ». Grazie mille, donc, par avance. smiley


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