Tout étant maintenant dans un format exponentiel affolé, il n’y a sans doute pas de date, mais, mathématiquement, il est impossible que l’on ’survive’ bien dans un avenir rapproché à faire peur.
Mais on coninue comme si de rien n’allait arriver.
J’ai dit quelque part que nous allions lentement nous empoisonner autant physiquement que mentalement sous nos déchets.
C’est l’empoisonnemen lent mais continu. O a déjà du plastique dans le cerveau et des besoins dépassant la production de la Terre.
Je ne vous apprend rien.
J’étais en train de livre le livre LE TEMPS DE L’OBSOLESCENCE HUMAINE, Bruno Patino.
Voici un beau passage qui montre la folie et tout ce que vous pouvez imaginer avec l’I.A. et le reste de la guerre à la marchandisation du vivant.
Nous avons appelé ailleurs « submersion » un des effets de cette production imbriquée. Les chiffres connus donnent déjà le vertige. Ceux qui sont attendus échappent à toute compréhension. Ainsi, dans le domaine de la vidéo, entre 2005 (aux débuts de YouTube) et 2010, entre 50 000 et 200 000 vidéos étaient créées et mises en ligne chaque jour sur les plateformes, qui proposaient environ 200 millions de vidéos disponibles fin 2010. Entre 2010 et 2016, le rythme quotidien de vidéos produites par jour était passé à 1 million, et de 5 à 15 millions entre 2016 et 2023. Au moment de l’arrivée des premières Intelligences Artificielles génératives de vidéos de films, 15 à 30 milliards de vidéos sont déjà accessibles en ligne. Les projections d’ici 2030, une fois popularisés des outils tels que Sora 2 (OpenAI) ou Vibes (Meta), se situent dans l’intervalle de 50 à 500 millions de vidéos produites par jour, pour nourrir un stock supérieur à 200 milliards de vidéos disponibles. Ce qui est attendu pour les images l’est aussi pour les textes et les sons. Les quantités ne disent rien de la qualité : les productions de mauvaise qualité, appelées AI Slop (« bouillie IA »), forment une grande partie du nouveau tsunami. Pour naviguer dans l’infini en grande partie produit par des machines, nous compterons… sur les machines. Seuls les agents d’Intelligence Artificielle nous permettront d’espérer, à défaut d’une compréhension de ce qui nous fait face, une préhension relative du monde nouveau.