@Thot
Bonjour,
Votre remarque est en partie fondée, mais donne à mes propos une intention qui n’est pas mienne.
Mon article ne désigne aucun groupe particulier comme responsable du racisme et ne défend aucun projet politique. À l’inverse, j’indique que le racisme peut concerner toutes les populations comme tout individu. Je vous rejoins donc entièrement sur un point : « Le racisme est pluriel et ne se limite pas à une seule population ».
Mais ensuite, je ne cherche à opposer aucune forme de racisme à une autre ni à établir des hiérarchies entre elles. La logique du « eux » contre « nous » peut se manifester dans des contextes très différents, y compris au sein de groupes minoritaires eux-mêmes. Je ne fais donc aucune lecture partisane. En rapport avec le racisme, il existe dans le débat public des approches diverses dont certaines sont discutables, voire instrumentalisées. Cela ne change rien aux faits décrits par les chiffres. Les préjugés, les mécanismes d’exclusion et les discriminations existent et cela suffit à en proposer une analyse allant au-delà de toute visée politique.
Ensuite, je ne nie pas l’importance de l’identité ou du sentiment d’appartenance. Tout individu se construit dans une société qui possédera son histoire, des références communes et un cadre culturel. Ce que je dis est simplement que cela ne justifie pas d’établir une hiérarchisation ou de justifier des formes d’exclusion. Mon propos n’est donc pas de déconstruire une culture, mais de réfléchir à ce qui peut permettre une meilleure coexistence des personnes et des groupes.
L’article est une tentative d’analyse d’un phénomène qui dépasse les clivages politiques. Si vous lisez bien, il est question de se sentir « citoyen du monde » en appartenance à une espèce unique. La conclusion porte d’ailleurs essentiellement sur l’humanisme, concept qui sort largement des stratégies de pouvoir qui habitent notre hémicycle.
Très simplement, mes propos ne se veulent ni de gauche ni de droite, ils se voudraient universels.