@Tolzan
Bonjour.
J’en conviens, si la notion de races humaines biologiquement définies reste entièrement contestable, il existe effectivement une diversité entre les hommes. Celle-ci peut même d’ailleurs être observée par une étude fine de l’ADN. Il est ainsi hors de question de nier les différences tant culturelles que physiques (si vous lisez bien, ce n’est pas mon propos dans l’article). Alors, quant à définir un périmètre biologique à d’éventuelles races, vous avez raison, cela ne peut se faire que par des définitions qui comporteront toujours une part arbitraire.
Je pense donc qu’il faut écarter l’aspect biologique ou génétique si l’on veut traiter du racisme. Il n’apportera rien de constructif au débat.
Un principe moral ne peut dès lors pas reposer sur une démonstration scientifique. La science décrit des faits, elle ne peut nous guider quant à la signification que nous leur donnerons. L’égalité des droits ne se trouvera alors pas dans la biologie. Il s’agit d’une décision politique et éthique qui pose que, si les différences existent bien entre nous, elles n’altèrent pas la dignité que chacun possède également.
C’est précisément le thème de mon article. Il faut dépasser les logiques de scission en affirmant une humanité commune. Le sujet n’est pas de savoir si nous sommes ou non semblables. La question est de définir le cadre dans lequel nous souhaiterions vivre en construisant le monde ad hoc.
Cordialement.