@amiaplacidus
dépensés des
millions pour faire du lobbying auprès de l’UE pour retarder l’électromobilité.
Le schéma « grand bête et
méchant » (le capitaliste) contre « petit gentil et innocent » (le
prolétaire) ne marche pas forcément très bien dans ce cas particulier de l’automobile.
La mutation thermique-électrique,
mobilisant des moyens énormes compte tenu du niveau de développement de l’industrie
thermique en Europe et aux USA, fut beaucoup moins douloureuse en Chine où l’industrie
automobile en était à son début (elle a explosé assez récemment).
En Europe, une voiture
électrique ne pouvait être vendue sans perte, pour des raisons industrielles, sans
une aide considérable de l’Etat (10 à 20 000 € par voiture). On comprend qu’il
fallut une pression politique et environnementale énorme pour amorcer le
processus de subvention à l’électrique et son développement.
Les « méchants patrons »
ont peut-être résisté à ce processus, tout en appelant l’Etat à accroître ses
subventions par VE vendue, mais il leur fallait surtout préserver leur
industrie (leurs profits mais aussi les salaires de centaines de milliers d’employés,
dont ma pomme, ingénieur dans un bureau d’étude automobile).
Et ils sont
devenus les maîtres de la transition énergétique
C’est vrai mais ils sont en
train de devenir les maîtres en toutes choses utiles et vendables. Pas que l’automobile.
L’auteur de l’article a raison quand il décrit ce processus engagé par Deng
Xiao Ping et nos capitalistes avides de profits faciles en installant nos
technologies en Chine (faire de bons profits, c’est leur boulot). Une logique
mondiale implacable qui a créé une classe moyenne chinoise (les salaires
chinois ne sont plus aujourd’hui les plus bas, d’autres profitent de ce
processus de développement), et appauvri les nôtres..
S’il faut accuser un « méchant »,
c’est notre système économique capitaliste qui se déploie globalement sur la
planète, enrichissant le haut du panier dans nos sociétés, précarisant nos
classes moyennes en délocalisant et assurant le développement de pays pauvres. Ce processus (la
mondialisation) est d’ailleurs en train de ralentir en ce moment. Il peut aussi
générer des guerres (cf. Lénine).
des
centaines de milliers de travailleurs qui vont être précarisés sans avoir
commis aucune erreur ou faute.
Oui, comme
au XIXème siècle dans un processus inverse (l’industrialisation), ce sont
toujours les « baisés ». Ils ont essayé autre chose, le communisme, et
ça n’a pas bien marché en Europe. Ils vont voter RN, pour le beau jeune homme
en promotion canapé inversé (cf. un autre article sur Avox), et seront encore « baisés ». L’histoire est tragique et aussi grotesque.