Le keynésianisme s’est révélé impuissant contre la stagflation, mais toute politique l’eût été. Il s’agissait d’un phénomène nouveau, même imprévu. Les chocs pétroliers ont malmené l’économie fortement. Et cela alors que le système financier international mis en place à Bretton-Woods (1944) était en train d’éclater. L’inconvertibilité du dollar promulguée en 1971 fut un coup de poignard dans le dos des autres nations. A Bretton-Woods, deux thèses s’étaient affrontées : celle du Britannique Keynes qui voulait instaurer une monnaie de réserve internationale ad hoc (pour les paiements entre banques centrales) et celle de l’Américain White qui entendait conférer ce rôle au dollar. La thèse américaine a prévalu. Selon moi, il y a lieu de le regretter. Il était mal avisé de faire dépendre la stabilité monétaire internationale des relations financière des Etats-Unis avec le reste du monde.