@Eric F. Il y a la vie populaire (dont, malgré les apparences dans l’article, je ne conteste pas les amours) et il y a la théologie. Si la théologie n’est sauvée que par la vie populaire qui ne s’y intéresse pas (combien de personnes peuvent se targuer d’avoir lu intégralement la Bible ? et le Coran ? - moi, oui : la Bible Bayard et le Coran dans trois versions françaises différentes, Chouraqui & cie. comprise). C’est bien la théologie qui veut s’imposer au monde.
A ce propos, puisque vous parlez de valeurs laïcisées : il est clair que notre humanitaire en découle, sauvage solidarité. L’identitaire, lui, conditionne la solidarité aux siens avant de se pencher sur les autres, selon le précèpe charité bien ordonnée commence par soi-même. Ces valeurs, comme disait le catholique Chesterton, sont devenues folles, si elles ne l’étaient pas déjà de base. Toujours est-il que vous avez des républicanistes très sérieux, pour défendre que « l’avantage de la République, c’est qu’elle n’a pas de valeurs, mais que des principes » en faisant la différence entre des valeurs comme principes organiques contraignants, et les principes comme valeurs mécaniques situantes. Mouais. A la fin, les républicanistes sont comme des théologiens et, comme disait « le grand philosophe » Orelsan : « entre avoir des principes et être un sale con, la différence est parfois mince ».