@Gollum @Eric F @La Bête du Gévaudan. J’ai envie de vous dire qu’une lecture littéraliste de la vie de Jésus est encore l’une des meilleures lectures, puisque c’est précisément d’avoir déployer toute une théologie de la passion/résurrection qui rend les chrétiens si dérationnels (dératés, irrationnels).
Bien sûr, il existe tout un tas d’apocryphes sur l’enfance du p’tit, mais les évangiles canoniques sont centrés sur la vie de Jésus, or c’est une vie de prêcheur communautaire explicitement venu (dans le canon) « pour la maison d’Israël, pour le Royaume des Cieux » et non du monde : un juif, pour les juifs, présentant un monde parallèle (imaginaire, disent les physiles*, mais certainement que l’imaginal, comme disent les psys des profondeurs, en fait partie quand on y songe). Pour l’anecdote, c’est la raison pour laquelle, avec sa charité bien incarnée, sa cherté relationnelle, doublée de sa supputée filiation (jamais affirmée comme telle dans les évangiles, ce qui fait logiquement dire aux musulmans qu’il est peut-être le messie mais rien qu’un prophète)...
... c’est la raison pour laquelle, le christianisme put prendre dans les contrées anciennement celtiques : ce Sol Invictus solsticial renaissant était comme Oengus mac Oc (enfant solaire) fils du Dagda (Dagda : litt. « Bon Dieu »)... en vue de l’Autre Monde. Et @Laconique d’insister alors sur l’hérésie marcioniste, qui insista plus que de raison sur l’amour du Christ, en tant que la cariad (charité en gallois) est une valeur communautaire celte, tandis que l’agapê, amour « platonique » des juifs est avant tout scrupuleux, observant, d’ailleurs là, selon les termes évangéliques, « pour accomplir, non abolir, la loi » juive.