@Fanny
L’auteur « Fergus » semble effectivement se complaire ici dans tout ce qui peut paralyser l’indépendance de notre pays, et qu’il voit donc simplement comme « obstacles » à une réussite éventuelle de ses adversaires dans le champ politique électoral, alors qu’il devrait d’abord s’enquérir précisément de ce qui pourrait mener au succès d’une politique d’indépendance nationale.
En 1958 le Général De Gaulle a su utiliser les formes « légales » de la constitution de la IVème République pour quasiment contraindre le président d’alors de la IVème, René Coty, à lui confier le poste de Président du Conseil, comme nouveau chef « légal » du gouvernement de cette IVème agonisante, mais le cas échéant, il est clair que le Général aurait été placé au pouvoir « manu militari » par les insurgés d’Algérie, qui venaient d’établir une base en Corse pour organiser la prise de Paris dans les heures suivantes, en cas de refus de Coty...
Il est aujourd’hui vain de spéculer sur ce qu’aurait été le destin de notre pays dans ces conditions entièrement « insurrectionnelles », mais le parallèle est utile à faire avec la situation qui se profile pour 2027 : est-ce qu’il s’agit de respecter à tout prix un formalisme « constitutionnel » déjà fortement dégradé par les avatars successifs que lui a fait subir notre classe politique dévoyée, ou bien est-ce qu’il s’agit d’entreprendre un processus nécessairement référendaire de rénovation de la Constitution en vue de rendre le pouvoir au peuple et à la nation ?
Et dans le cas d’une volonté réelle de « sauvetage » de la nation française, c’est à dire plutôt, de ce qu’il en reste encore de « récupérable » pour éventuellement la faire renaître, la question du formalisme « juridique » n’est-elle pas finalement plutôt « secondaire » ???
Tout à fait indépendamment des options « programmatiques » du RN, le fait de vouloir gouverner en s’appuyant sur une suite de processus référendaires pour faire renaître notre pays est donc bien la seule voie démocratique encore possible, vu l’éclatement en trois « blocs » plus ou moins équivalents en termes de déchéance, de notre classe politique française.
Si cette voie n’est pas trouvée, et quel qu’en soit le processus, formellement « légal » ou non, c’est tout simplement la fin de notre pays en tant que nation indépendante et démocratique qui se profilera rapidement, les seules autres alternatives étant la suite de sa « dissolution » actuellement déjà bien entamée, ou sinon, un recours ultime à un processus entièrement « autoritaire », mais qui risque fort d’aboutir aussi à une forme ou une autre de disparition de la France de la scène de l’histoire mondiale.
Précisément ce qu’a su nous éviter le Général De Gaulle, en son temps !
Luniterre