@Julian Dalrimple-sikes
Bonjour Daniel
Je l’ai écrit pour d’autres lieux bien plus fréquentés qu’ici. Voici une très courte synthèse.
Les mycotoxines enragent
... "Les symptômes de la maladie que l’on nomme « rage » peuvent facilement s’expliquer aujourd’hui, à la lumière des connaissances du 21ème par siècle, par l’action de mycotoxines dites « trémorigènes », c’est à dire en mesure de provoquer des « troubles neurologiques ». Elles sont produites par des moisissures, un type de champignons. Elles peuvent se développer sur le pain, les noix, les graines, le fromage, les déchets alimentaires, les aliments pour animaux. Et, justement, l’intoxication aux mycotoxines trémorigènes est une cause bien connue d’intoxication chez les chiens qui mangent des aliments moisis ou des déchets. Et les symptômes de cette « intoxication alimentaire » sont très exactement ceux de la « rage », au détail près.
Et la question qui surgit alors se pose de cette façon : est-ce qu’une intoxication alimentaire chez le chien peut se communiquer à l’être humain mordu par cet animal, dégrader sa santé et le tuer ? Et bien non. En revanche, une morsure de chien, parfaitement bien portant, ne souffrant d’absolument aucune maladie, peut provoquer une « septicémie » chez l’être humain. Les bactéries buccales du chien peuvent se propager dans l’organisme humain après morsure, provoquer la maladie et même entrainer la mort.
Par conséquent, si un chien victime d’une intoxication alimentaire par mycotoxines trémorigènes mord un être humain, ce dernier ne va décéder de la maladie du chien, mais d’une septicémie. Il n’y a pas « transfert de maladie », il y a « nouvelle maladie » dont les causes bactériennes sont distinctes des causes mycotoxiques. Il y a « illusion » de transmission de la maladie, tout simplement. L’idée d’une maladie transmissible, la rage virale, repose sur cette simple illusion.
En 1885 Louis Pasteur ne connaissait absolument pas l’existence des mycotoxines dont la première, l’aflatoxine, sera identifiée seulement en 1960. Louis Pasteur ne savait pas davantage que la gueule du chien contenait des bactéries pouvant être mortelles pour l’être humain. Ainsi, quand un humain mourrait après une morsure, Pasteur et ses contemporains ne pouvaient pas imaginer qu’une bactérie inoffensive pour le chien (mais présente dans sa salive) puisse le tuer. Ils ont donc fait l’hypothèse d’un agent viral, le « virus », pour expliquer ce qu’ils ne comprenaient pas. Les connaissances de l’époque ne permettaient pas de concevoir les causes biologiques des symptômes du chien et celles ayant entrainé la mort de l’être humain mordu. Le « virus » imaginaire permettait cette explication, comme les cadeaux devant la cheminée atteste de la venue du Père Noël.