Francis@
Oui, c’est bien ça, dans l’ignorance que d’autres acteurs, physiologiques ceux- là, pouvaient induire très exactement les mêmes effets cytopathiques. Pouvaient, bien évidemment, les transmettre de culture en culture. Parce que c’est leur fonction biologique.
Les virologues ont constaté qu’ils ne pouvaient pas produire de « réplication virale » en présence de cellules ordinaires. C’est pour cette raison qu’ils utilisent, toujours et tout le temps, des cellules particulières, des cellules « dégénérés ». L’exemple type sont les cellules VERO, des cellules de rein de singe vert présentant une altération immunitaire. Mais aussi des cellules cancéreuses et cellules embryonnaires. Bref rien que des cellules très « permissives » à l’endocytose et à l’exocytose. C’est leur point commun. Pas de culture virale in vitro sans ce genre de cellules permissives !
Ce qui veut dire Francis, que ce que les virologues appellent « réplication virale » ce n’est que l’émission, par les cellules permissives de la culture, de grosses quantités de vésicules extra cellulaires.
Et les effets cytopathiques observés sont ceux de la biologie particulière des vésicules extra cellulaires à savoir l’endocytose interespèces, le transfert horizontal d’ADN, l’émission de corps apoptotiques (entrainant, comme leur nom l’indique, la mort cellulaire).
Par ailleurs, les virologues, dans l’ignorance de la biologie des vésicules extra cellulaires, constataient une augmentation de la densité du surnageant (dans leur jargon augmentation du « titre viral ») en particules de taille manométrique. Bingo ! Pour eux, la réplication virale avait été abondante. Mais, pas de chance, cette densité augmentait par le fait que les cellules en culture relâchaient en abondance des vésicules extra cellulaires de taille identique.
Et ces vésicules extra cellulaires se retrouvaient après centrifugation dans le surnageant, se retrouvaient dans « l’isolat ». Et la « lyse » de cet isolat amenait la rupture de la membrane des vésicules extra cellulaires qui relâchaient alors les fragments d’ARN ou d’ARN qu’elles transportaient en masse.
Par ignorance de la biologie des vésicules extra cellulaires, par ignorance que ces fragments étaient bien d’origine cellulaire, les virologues les ont assemblé-construit en génomes qu’ils ont archivés. Les génomes sont de simples artéfacts expérimentaux. Impossible pour un virologue de prouver le contraire.
Des carrières entières, des réputations, des financements, se sont formés sur la théorie virale. Aujourd’hui la dissonance cognitive de ces chercheurs, que Thomas Kuhn appelle « résistance au changement de paradigme », est trop forte pour qu’ils fassent marche arrière. Alors ils inventent des histoires, comme les astronomes du temps de Galilée inventaient des histoires (des épicycles) pour justifier que le Soleil tournait autour de la Terre.