@C’est Nabum
Bonjour,
Très amusant. J’ai connu de mon coté des vieux clous tout rouillés, hors d’âge dit on aujourd’hui, mais vaillants, remplissant leur office, refusant obstinément de quitter leur bois chéri, se tordant de douleur, gémissant tristement, non pas par la pince dont les mâchoires acérées se brisent sur leur vaillance, mais par un pied de biche.
Les clous d’aujourd’hui, ne sont plus ce qu’ils étaient, refusant assez souvent de remplir leur office, manifestant leur désaccord profond, en pliant sous la charge, refusant le moindre effort se tordant de faiblesse. Il faut alors leur préparer la place, faire une partie de leur travail, forant avant leur fébrile pénétration, le « clouteur » invoquant les saintes évangiles.
Quant à leur durée de vie, c’est la stupéfaction, le clou séculaire tient bon, résiste aux affres du temps, le clou d’aujourd’hui, fond, disparait, n’offrant que très peu de résistance, sa vie est éphémère !
Ou sont nos vaillants clous d’Antan, tenant vigoureusement de vieilles charpentes ?
Il en est de même pour leur soeur les vis, les anciennes chantaient en écartant les fibres des bois les plus durs, aujourd’hui, elles ne chantent plus, elle se brisent.
Ce n’est pas dans les vieux pots que l’ont fait les meilleures soupes ? Est une question que je me pose de plus en plus souvent hélas.
Merci encore pour votre texte