@Fanny
Vous dites ce que j’aurais pu dire, même sans doute en mieux (sauf votre dernier paragraphe, je n’ai pas compris : la Russie de Poutine avait espéré rentrer dans la Maison Commune européenne, mais l’Europe de l’UE n’en a pas voulu, ce n’est pas ça ?).
La perte de Sébastopol et c’était la fin politique de Poutine. Il a sauvé sa peau en reprenant la Crimée (il était encore « jeune » pour un dirigeant russe).
Oui, c’est vrai, un géronte n’aurait pas osé, soucieux de tout ménager. Le coup d’Etat du Maïdan à été l’occasion du retour de la Crimée dans le giron russe, la reprise ayant été propre et efficace. C’est détaillé ici (étonné que ce soit toujours sur ioutude) :
https://www.youtube.com/watch?v=l7TFO7RLFrw
C’est long, mais on apprend tout le déroulement avec d’étonnantes péripéties, et c’est instructif sur la manière de penser russe.
Le revival poutinien n’était pas au programme.
Alors ça, c’est sûr ! Le tonitruant Eltsine dans son pays géant devenu une pétaudière, un Moyen-Age avec des parrains mafieux pour seigneurs de fiefs, qui accouchait ce petit bonhomme tout lisse, tout pâle, qui ne parle pas, qui baisse les yeux, rien de plus qu’un fonctionnaire dans ce pays perdu. Ils ont dû l’avoir saumâtre quand ils ont commencé à le connaître, cela a dû hurler pas mal dans les antichambres de la Maison Blanche et les QG de la CIA et du Pentagone...
Je l’ai entendu dire qu’il n’était pas très motivé à devenir président et qu’il a posé ses conditions à Eltsine pour que lui et sa famille restent en vie.
En somme, la question était est-ce qu’il pouvait encore éviter la guerre ou était-il coincé ? Difficile à savoir.
Mais on ne peut pas lui reprocher d’avoir a rétabli le pays, on y vit mieux que sous Eltsine, il n’y a pas photo. Il y a une ignominie de l’occident à avoir encensé Eltsine qui a ruiné son pays et craché sur Poutine qui l’a remonté.
Il a aussi rétabli la souveraineté, le droit du peuple à choisir son destin. C’est un peuple qui a plein de raisons pour céder à ses dissensions, mais aussi d’autres pour se rassembler, avec sa culture commune, sa doucha, sa résistance aux empires hostiles, dont les derniers : napoléonien et hitlerien. Le mode de vie à l’occidentale n’est plus la norme de référence au mode de vie russe, ou slave : ils peuvent se reprendre ou chercher le leur. C’est sans doute le capital le plus précieux qu’il laisse à son pays, même si on ne sait pas encore vers quoi va déboucher cette guerre dans laquelle il l’a lancée.