@Eric F
Bonjour,
Bon, 60 h par semaine est une hérésie, certes certaines personnes affectées du syndrome Napoléonien le peuvent et encore, les capacités de concentrations ne vont pas jusque là. Ne pas confondre 60 heures de présence avec le travail effectifs. J’en ais connus des collègues « travaillant tard » le soir....les présents tout le temps, harassés par le travail abondant alors qu’à partir de 18 heures..... Mon patron me disait si tu fait plus de dix heures par jour, soit t’es mal organisé ou tu ne sais pas déléguer correctement...
Bref ne pas confondre aussi certaines exceptions et la réalité.
Les enseignants... Itou, si je suis d’accord que dans certaines zones connues de tous, le job est très loin d’être facile. Par contre sur les horaires de travail réel, de congés, de « préparation » des cours du lendemain... de corrections, de formations, et j’en passe, tout n’est basé que sur du « déclaratif ». Qui irais dire qu’il ne travaille pas beaucoup. Que dire d’une caissière face à l’agressivité des clients, doit on comparer ?
Il est clair que dans le scolaire public, le principal souci, n’est pas les horaires des « profs », mais la discipline, « ils » auront beau travailler 20 heures par jour que cela ne changerait rien, d’ailleurs c’est constaté dans la baisse avérée du savoir ou des connaissances.
Concernant l’âge de la retraite, quant j’ai commencé à travailler, elle était à 60 ans, puis 62, puis 65 bon, je m’étais fait une raison c’est le jeu de la répartition qui fonctionnait compte tenu que la France était encore un peu industrielle, donc beaucoup de salariés, ce qui n’est plus le cas, en plus nombre de « jeunes » entraient très tôt sur le marché du travail, ils était aussi à mon sens beaucoup plus « self made man » qu’aujourd’hui.
L’emploi des séniors ... ils coûtent cher, pour l’entreprise, ils font partis des « meubles » ne l’oublions pas, alors que des jeunes plein de fougue, largement moins payé pour le même job, abondent sur le marché du travail. L’expérience ne fait pas tout non plus, même si parfois je le reconnais volontiers elle peut faire gagner de l’argent à l’entreprise.
A mon sens l’âge de départ est une clause stupide, il faut évoquer un nombre de trimestres de cotisation à déterminer. Car partir à 60 ans n’ayant pas le nombre de trimestre requis, c’est une retraite de misère, une fabrique à pauvres.
Je suis d’accord avec vous sur la pénibilité de certains métiers bien identifiés en plus, le reclassement est une lubie, une idéologie inapplicable, depuis des années dans le privé les emplois sont tendus, des compétences précises sont recherchées et l’effectif est minimal, le reclassement comme vous l’évoquez est rarement possible, dans 80% des cas que j’ai vécu en prise direct avec le problème. Les fatigués de la tête m’exaspérant un peu je l’avoue.
Principalement par « l’intellec » du salarié (certains le reconnaissant) tenant ce genre d’emploi, que personne d’autres ne veut tenir, Courage et bonne volonté ne suffisent pas hélas et ne voyez pas dans mes propos une pensée ou un ton péjoratif pour des gens que je respecte beaucoup et dont certains sont toujours des amis, enfin pour les vivants, car la pénibilité du travail ne va pas de pair avec l’espérance de vie, beaucoup passent de vie à trépas en ayant peu profité de leur retraite bien méritée. Ce ne sont pas eux que l’on voit dans les croisières, ils ne font pas parti de la « Silver génération » eux.
Reste que dans les différentes propositions de loi, concernant la retraite, est toujours d’actualité les « carrières longues » (heureusement), permettant de partir bien avant les 65 ans, j’en ai bénéficié après presque 43 ans d’activité sans un seul arrêt..
Il y a beaucoup d’amalgame, de mensonge par omission volontaire ou non, de la part des « politiques » en tout genre, y compris des « syndicats », entre l’âge de la retraite, qui pour certains la touche après quelques mois de présence et les pensions versées. Ce n’est après que 67 ans que l’intégralité de la pension est versée à 100 % des trimestres cotisés évidemment. Entre c’est la misère et ont en fabrique beaucoup des futurs miséreux, entre les carrières hachées de petits boulots, le chômage, etc.
Ca c’est un phénomène inquiétant dans une dizaine d’années je pense, j’ai bien du mal à concevoir la fameuse augmentation des coûts de la retraite, alors que les pensions ne seront pas versées à 100 % pour certaines générations. Puis l’anarque de la partie en capitalisation, pour des gens n’ayant pas d’emploi stable... et peu rémunéré de la « Start Up Nation »..