Le robot n’est rien d’autre qu’une machine. De même, on rémunère le four du boulanger ou la voiture du taxi. Et nos ancêtres rémunéraient déjà la charrue du laboureur ou la sagaie du chasseur.
Cela ne conduit pas à l’appauvrissement du travail mais, au contraire, à son enrichissement. Face à la même quantité de travail, la machine offre toujours plus de richesse en échange.
Ainsi, le coiffeur actuel peut s’acheter une voiture. Alors que son ancêtre ne pouvait pas s’acheter un carrosse ou une chaise-à-porteurs. Le capitalisme enrichit les prolétaires. Car, sur le marché, leur travail s’échange contre toujours plus de marchandise.
Le capital détruit toujours plus de valeur. Ce faisant, il valorise le travail humain.
Bezos et ses copains travaillent pour nous et nous enrichissent ! Ils sont nos serviteurs ! Pendant que nous dormons, ils travaillent pour nous ! Les vendeurs en ligne se greffent sur les robots de Bezos, et bénéficient d’une plus large clientèle. Les clients bénéficient de meilleurs prix. Tout le monde gagne : Bezos, les vendeurs en ligne et les clients.
Evidemment que les capitalistes vendent plus qu’ils ne peuvent consommer. Ils n’ont qu’une bouche et qu’un ventre. De même que l’éleveur menait au marché plus de bêtes qu’il ne peut en consommer individuellement. Il ne produit pas pour son auto-suffisance, mais des surplus pour échanger. Les gros capitaliste produit beaucoup de surplus pour échanger beaucoup.