concernant Bastiat, nous ne serons probablement pas d’accord. Pour ma part, je pense précisément qu’il a saisi avec génie les mécanismes fondamentaux de l’économie car il ne s’est pas arrêté aux formes nouvelles (industrie) qu’elle prenait à son époque.
Ainsi, il a su discerner le processus immatériel à l’œuvre dans l’échange économique. Ce faisant, il a anticipé de plus de 100 ans sur les économistes « autrichiens » et « libertariens » du milieu du XXème siècle. C’est à mes yeux et un génie et un précurseur audacieux et clairvoyant.
Aujourd’hui encore, il me semble qu’il ne faut pas s’arrêter sur les nouvelles apparences de l’échange économique (robots, IA, finance mondiale, etc.) mais continuer de regarder l’échange humain dans ce qu’il a d’immatériel.
Curieusement, c’est en restant très fidèle à la tradition intellectuelle classique (aristotélisme, droit naturel, raison, morale, consentement, équité, justice, propriété, liberté, prévoyance, etc.) que Bastiat a su discerner l’aspect intemporel de l’échange économique... et demeurer pertinent à chaque époque malgré les mutation techniques, industrielles et scientifiques.
Concernant la rémunération du capital, peut-être que l’échange Proudhon-Bastiat vous intéressera. C’est un cas rare d’échange de haut-niveau entre deux auteurs classiques historiques : l’un socialiste-libertaire et l’autre capitaliste-libertaire. Et, pour ne rien gâter, les deux ont une belle plume. http://bastiat.org/fr/gratuite_du_credit.html