Une banalisation réussie : un poison mental et social.
J’ai toujours pensé que la propagande de l’extrême-droite , de par ses procédés et contenus avec son format binaire de catéchisme tour à tour intimidant ou hypocrite, sa part omniprésente de mensonges et roublardise, le mépris qu’elle porte envers ceux qu’elle vise, était un poison mental et social qui finit par affecter essentiellement ceux qui la portent et la diffusent activement jusqu’à devoir en rajouter. Comme emportés dans une fuite en avant pas facile à contrôler. Chaque pas empêchant un retour en arrière difficile qui se ferait au prix d’une reconnaissance de sa nature profonde et de ses caractéristiques auxquelles ils se sont soumis. Le masochisme malsain de plaire à des puissants qui en réalité leur font peur comme la haine sourde de la foule de ceux qu’ils espèrent les voir les suivre facilement et dont ils ont besoin, jouant aussi son rôle. Il y a là comme une forme de justice implicite et de malédiction pour qui y cède et s’y enfonce. Chacun peut constater que, pour ceux qui ont été simplement abusés, la prise de conscience se fait assez facilement avec le gain rapide de retrouver une capacité renouvelée de curiosité et d’élargissement des sources d’information ainsi qu’une autonomie de jugement et de réflexion libératrices. Les autres, ceux qui se croyaient dans un premier temps supérieurs de si facilement manipuler leurs concitoyens, s’aigrissent assez vite de voir leurs proies s’échapper en constatant le vide de leur entreprise en s’étant ainsi soumis à des intérêts qui n’ont qu’eux faire d’eux et qui les remiseront dans l’oubli, leur utilité et influence passées. Les tartuffes qui les ont accompagnés et/ou flattés un temps de leur complaisance comme à chaque fois afficheront alors superbement comme il se doit leur mépris. Se mettant à la recherche d’autres pigeons à circonvenir pour mieux s’en servir.