@Com une outre
On connaît la chanson et l’air qui va avec. C’est la petite musique de réserve de notre bulle médiatique qui accompagne toute notre vie sociale et politique destinée à ceux qui n’ont plus envie de se laisser faire quand on a plus d’arguments qui prennent.
Un petit exercice de démoralisation au rayon près à porter, toujours disponible pour rendre service. C’est un genre très ancien et toujours très pratiqué bien sûr. Tout est foutu parce que c’est compliqué et fatiguant de réfléchir et d’essayer de comprendre voire de s’opposer un peu sérieusement à ceux qui disent depuis si longtemps que la vie est difficile mais que tout est au mieux quand même dans le meilleur des mondes possibles si on comprend bien. Comme le philosophe du XVIII° siècle Leibnitz, un grand savant par ailleurs. C’est une valeur assez sûre et rassembleuse qui vaut le coup d’être essayée. On fait plaisir à ceux qui ont intérêt que rien ne change et qui ne s’en vantent pas bien sûr, à ceux aussi qui font semblant de vouloir changer en disant que c’est compliqué et qu’il faut être raisonnable, qui sont au service des précédents et à ceux enfin , en première ligne des difficultés, qui n’en peuvent plus et qui sont de toute façon déjà depuis un moment entre la résignation et l’impuissance, cherchant encore difficilement une issue. À qui on n’oublie pas d’offrir généreusement un peu de pitié et de condescendance enrobée à l’occasion de l’expression de sa plus sincère compassion et de quelques promesses les bons jours. C’est bon pour le moral de ceux qu’il s’agit de garder résignés ( comme un tampon d’alcool sur une carie) et pour la bonne conscience des compatisseurs professionnels qui ont eux une image à préserver. Une certaine forme donc d’excellence de la réflexion politique. 3 générations de nos concitoyens depuis plus de 10 ans sont au boulot contre vents et marées tandis que tout est prêt du côté de l’oligarchie disposant d’une surpuissance médiatique jamais vue pour une bonne petite coalition droite/extrême-droite, reste juste à s’occuper d’arranger les bonnes circonstances et l’habillage. Alors comme on n’a pas pu faire mieux, si on peut essayer d’apporter sa pierre en essayant régulièrement de leur casser les pattes, il y en a déjà si peu ici...