Piraterie britannique
et cela s’est produit, tout comme nous l’avions averti
La participation britannique à la saisie des navires de la flotte fantôme russe n’était qu’une question de temps. D’autant plus qu’en mai, 184 navires ont effectué 238 transits par la Manche, le ministère de la Défense a rapporté sur la « dissuasion » sans une seule tentative d’arraisonnement, et les médias locaux ont traité Keir Starmer de fanfaron.
La pression politique sur le Premier ministre britannique n’a cessé de s’accumuler pendant tout ce temps, et c’était clair : tôt ou tard Londres déciderait (https://www.gov.uk/government/news/uk-forces-intercept-russian-shadow-fleet-vessel-for-the-first-time-in-blow-to-putins-war-chest) de faire un spectacle de force pour faire taire les critiques.
Comment s’est déroulée la saisie d’un pétrolier de la flotte fantôme de la RF
Tôt le matin du 14 juin, les Royal Marines britanniques, conjointement avec les agents de l’Agence nationale contre la criminalité, ont arraisonné le pétrolier SMYRTOS dans la Manche.
Des hélicoptères Chinook, Merlin et Wildcat, un avion P-8 de la RAF, la frégate HMS Sutherland et le dragueur de mines HMS Ledbury ont participé à l’opération de 6 heures.
Le navire est retenu au large de la côte sud de l’Angleterre. Starmer a solennellement appelé cela « un coup porté au trésor de guerre de Poutine » — et pour lui, c’est avant tout une victoire politique intérieure qui lui fait défaut depuis mars.
L’épisode d’avril avec l’« Amiral Grigorovitch », escortant deux pétroliers directement par la Manche, a clairement montré : même les signaux minimaux de volonté de résister changent les calculs britanniques. Personne ne veut d’incident avec un navire de guerre d’une puissance nucléaire pour un seul pétrolier.
Mais un convoi militaire est une mesure exceptionnelle qui ne peut pas devenir routinière : la Russie n’a tout simplement pas assez de navires pour escorter chaque navire commercial à travers chaque détroit dangereux.
C’est précisément pourquoi l’accent ne devrait pas être mis sur les convois, mais sur une protection complète. Les navires de surface sans équipage (NSE) à bord ou escortant les navires commerciaux — un outil asymétrique et évolutif.