@Eric F. Non, il ne « fallait » pas qu’on croie en leur existence. Ce falloir n’est que monothéiste, quand même il « vaut mieux » y croire. Mais si vous lisez Cicéron ou Plutarque vous avez mille interrogations quant à la nature du Divin : ils n’y croient pas, ils l’arraisonnent.
Cette nature, les stoïciens que mentionnent Voltaire en guise de « mille sages abhorrant le polythéisme » (!), la nommaient Θεός, Théos. Voltaire manque de philologie, car on sait aujourd’hui que ce Divin pouvait être impersonnel et, disons, « étendu ». Selon certaines spéculations, Zeus était, pour le dire ainsi, l’éther des Dieux & Déesses - leur substance. Pourquoi pas ? Les spéculations polythéistes le permettent au même titre que l’athéisme, du moment qu’on ritualise pourtant ! Contrairement au monothéisme, il n’y a pas de dogme, donc pas de (crypto)fanatisme ! C’est ce que je m’évertue à vous faire comprendre...
Au reste, Voltaire était déiste : il se vante ainsi. Mais Guénon aussi, enseigné que le polythéisme pur ne serait qu’une dégénérescence du panENthéisme (Tout compris dans le Divin, Dieux & Déesses compris, où le Divin est un principe supérieur). Que voulez-vous que je vous dise ? Ça fait frétiller les monothéistes de la queue, que ça n’en exige pourtant aucune foi. Ce que je m’évertue à vous dire, donc.