précision : quand j’écris ’retour à l’âge classique", je n’entends pas nécessairement retour à la métaphysique chrétienne romaine...
après tout, notre époque engendrera peut-être une nouvelle religion...
mais, si l’on est conscient de la profondeur d’une métaphysique, alors on est circonspect... l’Occident moderne peine à mesurer ce qu’il doit à son héritage métaphysique, éthique, intellectuel chrétien romain.
S’il était aisé de libéraliser le christianisme (ce qu’a fait la modernité), il est en revanche beaucoup plus difficile de le remplacer. Les essais nazi (néo-païen) et communistes (athée) ont lamentablement échoué dans les tourbes de l’abomination. Il restait la tendance positiviste (agnostique), qui est en train de se fracasser à son tour sur le mur de ses contradictions.
Il ne sera pas donc aisé de proposer quelque chose de mieux que la métaphysique chrétienne romaine classique comme ossature d’arrière-plan (je distingue la philosophie chrétienne de la foi chrétienne... on peut accepter la philosophie sans avoir la foi). Il sera difficile d’articuler la raison dans son universalité et ses limites mieux que ne l’a fait le christianisme romain. La dignité de l’individu, la morale privée et publique, la séparation de l’état et de la société, la distinction du temporel et du spirituel, la philosophie du droit et de l’économie, etc.
mais bon... qui vivra, verra...