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Commentaire de jakem

sur Islam, Occident et Judaïsme : de la haine à l'universel, un choc des cultures transitoire ouvrant une nouvelle page à l'humanité


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jakem jakem 18 juin 08:36

@Hamed

Les Huns ont été arrêtés par les Gallo-Romains. Les survivants qui sont restés se sont fondus dans la population.

1- Les Romains en Gaule étaient env. 200 000 face à deux millions de Gaulois. 2- Les Francs saliens env. 200 000 face à 8 millions de Gallo-Romains. 3- Les Wisigoths en Aquitaine env.100 000. 4- Les Burgondes, quelques dizaines de milliers.

Autrement dit, ce que l’on présente comme les grands mouvements de population de l’Antiquité et du haut Moyen Âge représente, une fois additionné, un ordre de grandeur inférieur aux flux migratoires que la France connaît aujourd’hui en une seule année.

Par ailleurs, ces migrations anciennes n’avaient pas la même nature. Les Romains ne sont pas arrivés en Gaule comme une immigration de peuplement massive. Ils ont conquis, administré, construit des villes, imposé le droit, l’armée, les routes, la langue du pouvoir et un cadre politique supérieur. La romanisation s’est faite parce que la structure romaine dominait totalement.

Les Francs, eux, étaient une minorité guerrière et dirigeante au milieu d’une immense majorité gallo-romaine. Ils n’ont pas remplacé la population locale : ils se sont fondus en elle. Ils ont adopté le latin populaire, le christianisme catholique, les cadres administratifs romains et une grande partie de la culture du pays conquis.

Même chose pour les Wisigoths ou les Burgondes : c’était des minorités militaires installées dans un monde gallo-romain beaucoup plus nombreux, plus anciens, plus structurés, plus civilisés administrativement et religieusement.

La situation actuelle est donc radicalement différente : les volumes sont beaucoup plus élevés, les flux sont continus, familiaux, mondialisés, souvent venus de civilisations très éloignées et hostiles, et ils arrivent dans une France qui transmet beaucoup moins clairement sa langue, son histoire, sa culture, sa religion, ses mœurs et son roman national.

Invoquer Rome ou les Francs pour justifier l’immigration contemporaine est donc un contresens historique. La leçon de Rome n’est pas l’ouverture sans limite : c’est l’existence d’un État fort, d’une frontière, d’un cadre commun, d’une citoyenneté exigeante et d’une culture dominante qui ne doute pas d’elle-même.


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