avant que l’état républicain ne s’accapare autoritairement toutes les caisses et mutuelles de prévoyance en 1945, les Français cotisaient à de multiples systèmes de prévoyance... ils s’investissaient aussi dans des associations, laïques ou religieuses, de charité et d’éducation populaire.
Avant la révolution, l’église possédait de vastes domaines par lesquels elle finançait largement l’action sociale et éducative. Ces biens lui avaient été légitimement légués par de nobles donateurs au fil des siècles, et les moines avait défrichés pendant des générations les terres qu’ils faisaient fructifier. Cela fonctionnait exactement comme des fondations modernes, disposant d’actifs financiers dont les bénéfices auto-financent le fonctionnement et les actions sociales. Là encore, la république a confisqué. Ce faisant, l’état s’est retrouvé non seulement à devoir entretenir le bâti ecclésial qu’il avait confisqué, mais aussi à prendre en charge l’action sociale, médicale et éducative qu’il avait ruiné. Il faudra d’ailleurs attendre le milieu du XXème siècle pour que l’état honore à peu près les responsabilités dont il avait voulu se charger.
Vous voyez, la mémoire est longue. L’état républicain s’est accaparé, souvent avec violence, les nombreux systèmes subsidiaires (religieux ou laïcs) par lesquels le peuple s’auto-organisait. En étatisant la prévoyance et la charité, l’état a ruiné la prévoyance et la charité de la société civile. C’est l’état républicain qui dévitalise la société. Réfléchissez à cela !