@Eric F
Votre analyse résumée est globalement juste au sens où il doit bien y avoir une « compensation » nécessaire pour le « manque à gagner » de la politique sociale, du fait de la robotisation.
Pour autant, on ne peut pas du tout, contrairement à une idée couramment diffusée par les promoteurs de la robotisation, parler de « valeur ajoutée » au sens comptable du terme.
Le développement et l’extension de la robotisation c’est ce qui s’appelle, comptablement, de la « formation brute de capital fixe », c’est à dire l’augmentation d’un capital qui reste à amortir, sur la valeur de sa production. Le profit est un « plus » qui ne provient en aucune façon du « robot » lui-même, mais du simple fait de la masse monétaire en circulation dans l’économie, et du fait que la production « robotique » est en général « concurrentielle » par rapport au travail humain.
Globalement, donc, la robotisation n’est réellement « rentable » que par l’endettement d’une autre partie de la société, dont les travailleurs « humains » et surtout, l’Etat, qui est de sa poche en termes de compensation sociale, et c’est en ceci que votre raisonnement est tout de même correct, jusqu’à un certain point : « taxer les robots » ne serait jamais que récupérer une petite partie de la dette qu’ils ont déjà absorbé, mais évidemment pas le tout, sauf à faire de l’industrie robotique une « opération blanche », financièrement, et qui ne réglerait de toutes façon que partiellement le problème de la dette, qui est plus global.
Donc effectivement les entreprises majoritairement « robotisées » doivent néanmoins logiquement payer une quote part raisonnable aux fonds sociaux, en « compensation », mais l’essentiel est d’abord de contrôler le crédit pour le répartir sur les projets essentiellement utiles à la société et éviter les gaspillages d’argent public, comme le propose notamment Marc Touati.
Il n’y aura sans doute pas de solution « miracle » mais on peut commencer par réduire tous les déficits sociaux et publics et voir ensuite, en fonction des priorités, jusqu’où on peut aller.
Contrôler le crédit c’est précisément, in fine, contrôler la formation brute de capital fixe, et donc l’orienter en fonction des besoins sociaux et humains prioritaires.
En son temps, au sortir de la guerre, en 1945, le général De Gaulle a institué le Conseil National du Crédit pour relancer l’économie française. Aujourd’hui il nous en faut une nouvelle version, adaptée aux conditions de notre époque, et dotée d’une base constitutionnelle et démocratique.
Les Quatre Points Cardinaux du Retour à l’Indépendance de la France
https://cieldefrance.eklablog.com/2026/01/les-quatre-points-cardinaux-du-retour-a-l-independance-de-la-france.html
Point 3 >>>
_ Indépendance financière et monétaire : la France rétablira le Conseil National du Crédit à l’échelle nationale et régionale sur une base constitutionnelle démocratique représentative lui donnant pouvoir de contrôle sur le crédit et la circulation monétaire sur le territoire de la République, mettant ainsi un terme aux pouvoirs extraterritoriaux de la Banque Centrale Européenne.
Luniterre