@mursili,
Sauter de l’archevêque de 1974 à la situation actuelle à Gaza via un lien YouTube Shorts pour clore un débat d’histoire, c’est ce qu’on appelle une sacrée pirouette. Mais puisque vous tenez absolument à convoquer l’ONU sur le terrain du droit, restons-y.
Le droit international n’est pas un buffet à volonté où l’on ne choisit que les résolutions qui arrangent son point de vue. Si l’on suit votre logique jusqu’au bout, il faut alors tout prendre :
Si les rapports de l’ONU ou les procédures devant la Cour internationale de justice (CIJ) ont un poids juridique pour documenter et condamner les actions militaires israéliennes actuelles, alors les résolutions de cette même ONU — qui qualifiaient de terroristes les attentats de l’OLP dans les années 1970 ou qui condamnent aujourd’hui les massacres de civils et les prises d’otages du 7 octobre — ont exactement la même valeur.
On ne peut pas décréter que l’ONU est la voix de la vérité absolue lorsqu’elle pointe du doigt Israël, et regarder ailleurs lorsqu’elle qualifie de criminels les actes des mouvements armés palestiniens.
C’est là que réside toute la différence entre la propagande et la méthode historique : l’Histoire ne choisit pas son camp. Elle regarde les faits de 1974 avec la même rigueur que ceux de 2026. Condamner les crimes d’aujourd’hui n’a jamais donné un blanc-seing pour excuser ou effacer les massacres de civils d’hier. Le sang des innocents n’a pas de couleur politique, peu importe l’époque ou le drapeau.