@lephénix
« certains » nous ont bien fait croire que tout ce qui compte peut être calculé - et nous voilà déjà relégués aux marges puis bientôt au ban d’une dissociété qui réduit notre réalité au calcul qui façonne ce millénaire...
« La manière moderne a été construite sur l’idée que la liberté individuelle se construisait contre la société, qu’on avait besoin d’une société libérale, donc qu’on cherchait à faire une construction libérale de la société ; On veut une société mais à condition qu’elle crée le plus de liberté possible.
Il ne faut pas chercher à faire une Construction libérale de la société comme l’ont fait les modernes, il faut chercher une construction sociale de la liberté. La liberté ne peut s’exercer que dans le cadre de liens sociaux [Pas de liberté positive dans la Jungle]. Il y a des liens qui aliènent et il y a des liens qui libèrent. » (Jacques Généreux) (cf. La Dissociété, Oct 2006)
.
Quatrième de couverture de La Dissociété :
« Ce livre est motivé par la conviction qu’à l’époque des risques globaux la plus imminente et la plus déterminante des catastrophes qui nous menacent est cette mutation anthropologique déjà bien avancée qui peut, en une ou deux générations à peine, transformer l’être humain en être dissocié, faire basculer les sociétés développées dans l’inhumanité de ’’dissociétés’’ peuplées d’individus dressés (dans tous les sens du terme) les uns contre les autres.
Éradiquer ce risque commande notre capacité à faire face à tous les autres. Car seules d’authentiques sociétés, soudées par la solidarité et le primat du bien commun sur la performance individuelle, seront en mesure d’atteindre le niveau considérable et inédit de coopération et de cohésion qui sera indispensable, tant au sein des nations qu’entre les nations, pour affronter les grands défis du XXIe siècle. C’est pourquoi, ici, j’entends moins faire œuvre de science politique que de conscience politique.
Car la ’’dissociété’’ qui nous menace n’est pas un dysfonctionnement technique dont la correction appellerait l’invention de politiques inédites. Il s’agit d’une maladie sociale dégénérative qui altère les consciences en leur inculquant une culture fausse mais auto-réalisatrice. » (Jacques Généreux)