Joli morceau. Le ton léger ajoute au plaisir de la lecture et met bien en lumière l’hypocrisie himalayenne des occidentaux qui se prétendent la lumière du monde alors qu’ils ont coché toutes les cases de l’horreur, mais toujours pour la bonne cause et avec la paix du christ au fond des yeux.
L’Amérique du nord, « une terre sans peuple pour un peuple sans terre, déjà », qu’un historien américain contemporain décrit parfaitement comme un archétype des techniques employées par les sionistes en Palestine. Les premières terres conquises par les colons connaissaient l’agriculture depuis des siècles et fusils, drogues et guerre bactériologique ont été utilisées pour repousser les habitants d’origine vers un ailleurs pas encore conquis. L’Angleterre avait déjà fixé à l’époque des limites à la colonisation, avec lesquelles se sont torchés les nouveaux arrivants selon un modèle qui sera répété en Palestine bien plus tard. Deux guerres mondiales, deux villes nucléarisées pour le « fun », la plupart des pays de la planète ont vu leurs frontières dessinées par l’occupant colonial, mais bien sûr si la Russie fait le millième de ce que nous avons fait c’est une menace existentielle, si les criméens décident majoritairement de devenir « russes » c’est une insulte à la démocratie où l’opinion du peuple est retoqué par un parlement dont le dernier soucis est de mettre en œuvre les demandes populaires.
En soutenant à bout de bras un génocide en Palestine, un gouvernement à la botte d’extrémistes portés au pouvoir par un coup d’Etat en Ukraine, des agressions sous prétextes fallacieux un peu partout, en copinant avec des chefs d’Etats non élus (contrairement à Assad en Syrie) mais anciens chefs terroristes, on montre vraiment le visage que nos dirigeants n ’ont jamais cessé d’avoir. Netanyahou en Israel comme Jolani en Syrie incarnent leurs vraies valeurs, même si ça fait mal au cul de le reconnaître.
Aussi longtemps que la majorité pense s’informer en écoutant des gens comme Onfray, Bauer et consorts, le narratif n’a rien à craindre, vu qu’ils l’égratignent à peine quand ils n’y participent pas.