@Francis
Non. Le « forçage radiatif » est une grandeur physique qui s’exprime en W/m2 et se mesure au sommet de la troposphère. Si l’énergie réémise est inférieure à l’énergie entrante, le système se réchauffe jusqu’à atteindre un équilibre. On peut aussi mesurer la variation de ce flux sortant qui s’avère en diminution .Pour une illustration grossière, prenez un pneu de tracteur sorti d’un endroit à l’ombre et exposé brutalement au soleil que nous avons en ce moment. Vous mesurez ce qu’il reçoit et ce qu’il réémet. Pendant un moment il émettra moins d’énergie qu’il en recevra et donc s’échauffera mais l’écart va diminuer jusqu’à ce qu’il atteigne un équilibre thermique à 80°C environ. C’est la température maximale à laquelle le flux entrant peut le porter. C’est plus subtil pour la Terre, mais on mesure les variations du forçage radiatif en haut de la troposphère et on voit bien que le flux sortant n’est pas en équilibre avec le flux entrant, inférieur en fait donc le système s’échauffe globalement.
La théorie orthodoxe indique bien que si la chaleur est retenue près du sol (logique vu que l’essentiel de l’atmosphère et du CO2 s’y trouve) alors cette chaleur remontante diminue en altitude qui baisse en température, ce qui est constaté.
Il n’empêche que ce n’est qu’une composante du problème, mal quantifiée et donc en tirer des conclusions en la majorant à l’extrême ne mène nulle part. Par ex les moyennes de relevés de température aux USA montrent que selon qu’on considère les capteurs proches d’artefacts humains (villes, aéroports, etc...) ou en pleine nature, le réchauffement climatique est bien différent, bien moindre à la campagne curieusement, ce qui contredit la thèse du CO2 deus ex machina.