@sylvain
Vous me prétez des intentions qui ne sont pas les miennes, j’y reviendrai.
Déjà pour avoir voyager et vécu sur plusieurs continents et pays, côtoyer toute sorte de groupes sociaux du bas comme du haut de la pyramide ; alors une chose est sûre, il existe des « connards » de partout (je résume un peu la vision que vous donnez de ce que vous appelez oligarchie), mais aussi des gens biens. Et bien souvent c’est un mélange des deux.
Ensuite le « programme très clair » dont vous parlez ne l’est peut-être pas autant que ce que vous avancez (je n’adhère pas à tout ce que vous décrivez comme des évidences alors que les choses me semblent plus complexes et nuancés que ça), comme a d’autres origines. En tout état de cause niveau domination et abus sur la population il y a eu pire au cours de l’histoire, rien de nouveau sous le soleil. Mais on a aussi fait des progrès.
Je ne conteste pas un certain tournant lié à certaines choses misent en place depuis 50 ans. Ni ne conteste les notions de « logique humaine » ou autres que vous avancez.
De la même façon la radicalisation d’un pouvoir en place est un phénomène récurrent au cours de l’histoire (et l’on peut aussi expliquer cet état de fait). C’est d’ailleurs souvent ce qui entraîne sa chute. Là encore rien de nouveau sous le soleil, c’est juste l’habillage qui diffère. Un fois de plus le but étant de pouvoir dépasser ce état de fait récurrent.
Là on est dans une société de consommation qui s’est effectivement radicalisée. Au départ on s’est tourné vers le commerce pour éviter les guerres (période des Lumières, l’intention première était louable, mais des parties de l’équation ont été omises de la même façon que les Lumières ne forment pas un corpus homogène mais hétérogène et parfois contradictoire). Aujourd’hui l’humain est devenu un moyen pour faire tourner un système consumériste. L’argent et le commerce sont devenus des fins en soi, en lieu et place de l’humain. En d’autres termes, ce qui au départ ne devait être qu’un moyen pour éviter les guerres (le commerce), est devenu une fin en soi.
D’un point de vue évolutionniste ça ne peut pas marcher. Le but est d’assurer la survie de l’espèce humaine, pas du commerce ou de l’argent. L’humain doit donc déjà être une fin en soi pour optimiser ses chances de survie.
Certains ont justement conscience des limites de ce système, tandis que d’autres les subissent ou s’y accrochent pour tout un tas de raisons. C’est déjà un premier pas d’avoir conscience de certaines limites (liens dans l’article sur de ces aspects, déjà dit).
« Comment entendez vous cooperer avec des gens qui ont ces facons de faire ?? »
C’est votre vision des choses de voir « ces gens » come une masse uniforme (ce que tout groupe sociale a d’ailleurs tendance à faire vis-à-vis de celui qui est différent du sien). Une fois de plus la réalité est plus complexe et nuancée. Comme ils peuvent aussi être en compétition les uns avec les autres, avoir des visions différentes, etc.
Ensuite, pour résumer, dire « votre système c’est de la merde faut tout casser » (et encore là je ne sais pas très bien si le « tout casser » provient de ceux que vous dénoncez, ou devrait venir du peuple, ça se mélange un peu) n’a rien de constructif, c’est même totalement contre-productif. Déjà pour le remplacer par quoi ? Ensuite parce qu’un existant existe et qu’il faut déjà faire avec et y aller pas à pas. L’histoire a déjà montré le résultat de la table rase.
Donc pour répondre à votre question sur le comment, c’est déjà en montrant que certaines choses pourraient mieux fonctionner par des solutions concrètes et étayées. Seul moyen de pouvoir espérer faire adhésion.
Je note aussi que vous ne débattez pas tellement sur le fond des solutions proposées, si ce n’est d’affirmer des choses et des impossibilités de principe.
Ensuite un mode coopératif n’a rien d’une domination consentie. C’est juste la seule modalité de fonctionnement qui peut justement fonctionner. C’est démontré. Dans un sens il n’y a pas le choix si l’on veut éviter de se prendre un mur.
Donc ce n’est en rien un pléonasme ou un dévoiement du terme démocratie. Mais bien la mise en place d’une démocratie effective. Et une fois de plus cela n’a rien à voir avec une domination consentie, sinon ça ne pourrait justement pas fonctionner (au moins pour que chacun y trouve son compte comme dit dans le commentaire précédent, et on ne peut pas trouver pas son compte au sein d’une forme de domination).
C’est qui est intéressant c’est que l’on a une vision de la place de l’humain qui pourrait se rejoindre, mais vous semblez vous braquez sur certains concepts, notamment celui de coopération (on dirait que vous le voyez forcément comme une compromission, ou encore que l’on doit forcément s’opposer à ce qui est différent de nous).
Je vous invite à lire le chapitre « Conclusion sur le principe démocratique » de mon livre si vous souhaitez aller plus loin. Il est en libre téléchargement et vous en avez pour 20 pages. Pour le reste de ce que j’avance ça se trouve dans d’autres parties.