@DACH
Vous envoyez une analyse interessante.
Même si nous ne tomberons pas d’accord, le débat est valable :
« n’a aucune légitimité du point de vue des peuples qui veulent choisir librement leur destin »
Certes, c’est l’article de la charte des nations unies sur le droit des peuples à disposer d’eux même.
Votre application à l’Ukraine souffre malheureusement d’une prémisse que vous sous-entendez et qui est à mon avis fausse :
L’Ukraine ne serait qu’un seul peuple.
Je dirais qu’il y a eut une tentative et une volonté en 1991.
Seulement, entre 1991 et 2014 il y a 2004 et le pays se fracture, car une minorité impose son choix. En 2010, les élections proclament justement le refus d’une large partie du peuple ukrainien refuse ces options. Le maidan est justement le pas de trop qui fait que l’Ukraine se fracture entre les peuples de l’ouest et de l’est.
Sous cette prémisse, l’intervention russe en Ukraine, ne fait que suivre ce changement de situation qui constate l’échec politique de l’expérience de faire un état nation de la RSS d’Ukraine, mais selon les désirs de la population de l’ouest.
En ce sens, il m’est impossible de valider votre :
pays à l’identité affirmée
Oui, dans l’ouest de l’Ukraine. Dans le Donbass et le Lougansk l’identité différe et s’est radicalisée côté russe.
J’objecterais également sur le :
Ceux qui l’approuvent nous destinent à une soumission
Soumission à la Russie ?
Vu ce que nous coûte la soumission à Washington (qui écoute nos présidents, rachète nos entreprises), une éventuelle soumission russe nous coûterait moins cher. En réalité, il est probable qu’ils se contenteraient d’une neutralité qui nous conviendrait très bien.
Quant au XXe siècle, permettez-moi une légère pique : le problème est que nous sommes au XXI et que les centres matériels ont évolué. La sidérurgie allemande n’est plus notre problème.
En tout cas, je vous remercie de cette remarque qui permet de caractériser les désaccords pour clarifier le débat.