@Eric F
« Absorber, accumuler, stocker » vs « disperser, dissiper,... », c’est évidemment un mouvement et un échange constant entre la « structure », l’organisme vivant, et son milieu « naturel », mais qui précisément à cessé d’être « naturel » au sens usuel du terme.
Pour un être vivant, animal, humain, plante, micro-organisme ou autre, s’il en est quelque part, l’échange est quasi constant et très variable selon l’âge, l’heure du jour ou de la nuit, l’activité, et évidemment et surtout, l’interaction avec le milieu, sans laquelle il n’y a pas de vie, et d’une manière plus générale, pas de structure dissipative un tant soit peu durable...
On ne peut donc absolument pas considérer la « structure », vivante ou non, séparément du milieu qui la rend possible, et donc des échanges quasi permanents qu’elle a avec.
L’homme moderne n’existe tel quel que dans le milieu qu’il a lui-même fait évoluer en même temps que sa civilisation, et que ce soit pour le meilleur ou pour le pire, on ne peut donc pas sérieusement étudier l’interaction thermodynamique de l’humain « moderne » en dehors de cette interaction quotidienne avec son milieu économiquement et socialement vital.
Cette approche est à la base de toutes les recherches qui étudient l’évolution humaine et sociale, et y compris au plan biologique, en fonction de l’impact thermodynamique de la société humaine sur son environnement anciennement « naturel ».
Si cette approche avait été entreprise dès les premières études thermodynamiques des Carnot, Clausius, Boltzmann, etc..., on en serait peut-être pas là aujourd’hui, avec nos perspectives de plus en plus catastrophistes sur l’avenir du genre humain.
Mais le fait est qu’un développement « raisonné » aurait généré beaucoup moins de superprofits et de superpuissances, militaires, financières, etc... Cupidité, Avidité, aveuglement, lâcheté, quelle que soit la cause première de cette « négligence », on ne peut pas « revenir en arrière » : on peut seulement tenter de limiter les dégâts et de passer à autre chose de plus durable pour l’avenir, ou du moins, ce qu’il nous en reste de « vivable sur Terre ».
c’est pas gagné...
Luniterre