@Jean Keim
En coupant la citation de son contexte, vous lui faites dire sensiblement le contraire de ce que veut réellement exprimer Ingo Piepers dans son article :
"L’objection classique à tout cadre fondé sur des valeurs dans les relations internationales est bien connue : le monde fonctionne selon des rapports de force et des intérêts, et non selon des principes. C’est la position réaliste, qui domine la pensée stratégique depuis des décennies. Cette objection mérite une réponse directe ; non pas d’ordre moral, mais d’ordre structurel.
Le postulat réaliste classique soutient que les États peuvent maximiser leur puissance et leurs intérêts sans subir de contrecoups systémiques proportionnels. Cette hypothèse pouvait se justifier dans un système international aux interdépendances lâches, où les gains d’un acteur n’entraînaient pas automatiquement des coûts en cascade pour l’ensemble du système. Ce monde n’existe plus."
Et c’est ce qu’il développe ensuite pour précisément proposer une alternative !
Donc on a du mal à comprendre le sens réel de votre post...
De plus, l’histoire de la bombe nucléaire, une tragédie pour le Japon, a néanmoins suscité une réaction relativement positive, paradoxalement, avec l’« équilibre de la terreur », sous la guerre froide, et encore aujourd’hui, en partie, en posant une sorte de « blocage » à l’idée d’une nouvelle conflagration mondiale généralisée.
A rappeler également, autre paradoxe, que c’est le très « pacifiste » Albert Einstein qui a donné l’élan initial décisif à la bombe nucléaire US contre le Japon :
1939 - Einstein, auteur du premier chantage à l’arme de destruction massive ! (Republication Août 2026)
https://cieldefrance.eklablog.com/2026/08/1939-einstein-auteur-du-premier-chantage-a-l-arme-de-destruction-massive-republication-aout-2026.html
Il faut donc se garder des idées trop simpliste, même si bien intentionnées. La civilisation humaine est née avec la guerre, prolongation de l’instinct primaire des tribus de chasseurs, en luttes pour des territoires de chasse, et réadapté aux conflits plus sophistiqués pour les ressources au sens large, jusqu’à l’ère actuelle.
Ingo Piepers nous explique comment cet instinct primaire est devenu systémique avec la constitution de la civilisation moderne et la question reste, même si reposée en fonction, de savoir comment en sortir.
Les idéologies, qu’elles soient religieuses ou athées, n’ont jamais constitué par elles-mêmes un frein à la violence guerrière, et même généralement plutôt, bien au contraire ! C’est ce que vous semblez avoir néanmoins compris...
Reste donc à prendre le problème à la racine, celui de la composante « économique », qui engendre des cycles de guerres selon l’évolution d’un cycle thermodynamique endogène, selon Ingo Piepers, que je rejoins assez dans cette approche.
Reste donc à le comprendre pour dégager la possibilité de maîtriser le cycle, et donc d’en faire une alternative enfin réellement humaine et globale, qui sorte donc précisément du cadre des idéologies et des religions, pour refonder l’économie humaine sur une base à la fois sociale et aussi durable que possible, même si évidemment dans la limite des ressources encore disponibles.
Luniterre